2010


La Lettre du cheval de trait

Lettre n°299
19 décembre 2010
- Retour du cheval de trait au Salon du cheval de Paris
- Le bonheur est dans le pré
- Signature de la convention constitutive du groupement d’intérêt public France Haras
- Au Mont-Saint-Michel dans des navettes à cheval
- Le cheval de trait "Secret Défense"
- France Trait : aidez-nous à assurer la sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel
- Le Shire reprend vie
- Les races étrangères de chevaux de trait élevées en France
Lettre n°298
9 décembre 2010
- Les informations de fin d'année
- Ailleurs c'est mieux qu'ici
- Ici c'est mieux qu'ailleurs
- Petit Cheval Noël  
Lettre n°297 évènementielle
29 novembre 2010
Les croisements réussis font les belles races (suite)
- Le trait Boulonnais (D. Wantz - E. Vanderheaghe)
- Généralités
- Changement des principes d'élevages
- Réflexions
- Le résultat des croisements
- Remerciements à celles et à ceux qui m'ont informé ou illustré cet article
- Qu'est-ce...
Lettre n°296 évènementielle
18 novembre 2010
- Cheval de Trait
- Le vrai Boulonnais : succès populaire au salon de l'attelage des Pays-Bas à 's-Hertogenbosch
- Hippo-édito de crise
- Frénésie Salon du cheval de Paris.
- Pont-Audemer : ils ramassent les déchets à cheval.
- Equita'Lyon. 
Lettre n°295
11 novembre 2010

- Correction du dernier numéro ou la preuve qu'il a été lu
- Entraide essentielle
- Ras-le-bol du Border Coli (suite)
- Ras-le-Bol du Border Coli (2éme suite)
- Et maintenant la traction animale bovine !
- Le grand salon de l'attelage des Pays-Bas à 's-Hertogenboch (Bois-des-Ducs)
- Maroc, salon du cheval El Jadida
- Stage de bourrellerie
Lettre n°293
1er novembre 2010

- Méfiez-vous de tout ce qui brille
- Baisse des encouragements (France Trait)
- Les foires et leurs conséquences :
- Ras-le-bol du Border Coli.
- Le Percheron au Maroc, Salon du cheval du Maroc d'El Jadida
- Une manifestation tirée par 160 chevaux
- Saint-Prix, Le cheval, champion du tri
- Ce cheval tant aimé à Vic-Fezensac
- Cheval attitude, le retour
Lettre n°294
31 octobre 2010

- Calendrier des activités du mois de novembre 2010
Lettre n°292
28 octobre 2010
Lettre évènementielle à librement télécharger  ICI .
Nous vous l'offrons.

 Les croisements les plus réussis font les belles races
- Un peu d'histoire
- Actualités
- Société mercantile et publicitaire
- Généralités
- Trait Comtois
- Trait Percheron
- Trait Poitevin
- Trait Breton
- Trait du Nord
- Cob-Normand

Lettre n°291
16 octobre 2010

- Bilans et perspectives
- La queue leu leu
- Le Sommet de l'élevage, Cournon (63)
- Le cheval d'Auvergne fait son Sommet

Lettre n°290
14 octobre 2010

- Projet de loi
- Note juridique sur le cheval, « animal de compagnie »
- Réactions
- Note juridique sur le cheval, « animal de compagnie
- Pompes funèbres du cheval de trait

Lettre n°289
06 octobre 2010

- Votre choix, mon choix
- La guerre du saucisson de cheval vient de faire ses premières victimes
- Nos sites web
- Sommet de l'élevage

Lettre n°288
30 septembre 2010

- Calendrier des foires, salons, concours & fêtes du mois d'Octobre 2010.

Lettre n°287
29 septembre 2010

- Petites annonces etc...
- Cheval & vignes, colloque BiObernai'Pro 2010
- Le cheval de trait vigneron bourguignon
- Concours national des étalons Boulonnais

Lettre n°286
27 septembre 2010

- Les rendez-vous de l'élevage
- Concours national du trait Auxois 2010
- Achats suivis des mises en location
- Fête du Charolais à Saulieu

Lettre n°285
17 septembre 2010

- Chiens crevés.
- Cheval de trait vous offre votre page web.
- Sites web Cheval de Trait nouvelle formule
- Concours national des races mulassières
- BiObernai'10

Lettre n°284
1er septembre 2010

- Chevaux de trait aux U.S.A.
- La Route des Vins et du Comté, un bilan mitigé


Lettre n°283
31 août 2010

- Edito de l'écurie
- Pensée de le Hamel, une entreprise touristico-historique
- Promenades derrière le cheval de trait Boulonnais à Ambleteuse, Audreselles, Marquise et Wissant (62).
- A propos du cheval de trait dans la ville de Boulogne
- Promenades derrière le cheval de trait Boulonnais au Portel (62)


La revue de la Presse

- Décembre 2010 -

Doué-la-Fontaine (49) Le cheval de trait trace de nouveau son sillon, Courrier de l'Ouest 31/12/2010.
   Trait d'Union 49, une association de la région de Doué-la-Fontaine, a vu le jour afin de redonner au cheval de trait le noble rôle qu'il avait autrefois. Objectif : le remettre au travail dans les exploitations agricoles, viticoles et horticoles.
   L'association a déjà organisé deux stages pour tous ceux qui désirent se familiariser avec cet équidé travailleur et attachant. Non sans succès.
* Chevaux de trait français. Menacés d'extinction faute de consommateurs, Le Télégramme, 17 décembre 2010 à 17h16
Désormais prisés pour leur viande bien plus que pour leur ardeur à la tâche, les chevaux de trait français sont menacés d'extinction par l'effondrement du marché de la viande chevaline et les importations massives depuis les pays de l'Est.
Les bretons, traits poitevins, du nord ou comtois, percherons, cobs normands, boulonnais, ardennais et auxois, sont les derniers représentants des races de chevaux de trait, utilisés autrefois dans les campagnes comme dans les villes.
"Nous devons dynamiser rapidement le marché de la viande de cheval car sinon quatre des neufs races disparaîtront dans moins de dix ans", explique Sophie Bougel de la Fédération France Trait dont la mission est de promouvoir ce patrimoine unique au monde. Selon elle, l'avenir des chevaux de trait est très critique.

Le seuil critique de 200 naissances par an
   Sur 16.000 naissances enregistrées chaque année, quatre races (boulonnais, auxois, poitevin et trait du Nord) voient naître moins de 200 poulains, seuil considéré comme critique. Sur 200 naissances, seuls cinq poulains, mâle ou femelle, deviendront reproducteurs. Quatre trouveront une utilisation comme cheval de travail ou de loisir. "Mais que faire de la grande majorité restante ?", s'interroge Sophie Bougel.
   "Le débouché principal reste donc la production bouchère car 80% des poulains qui naissent chaque année en France ne voient pas leur deuxième anniversaire", poursuit-elle. Or la France importe chaque année de grande quantité de viande de cheval en provenance de pays d'Europe centrale et orientale, comme la Pologne. "Pourtant, la consommation de viande chevaline en France pourrait absorber la production française et permettre à toutes les races de survivre", insiste Sophie Bougel.
   81% de la viande chevaline consommée en France aujourd'hui vient de l'étranger
Cette fédération qui "s'attache à développer le secteur de l'utilisation du cheval de trait en France et à l'étranger" exporte depuis quatre ans des chevaux de travail (Comtois et Ardennais) vers la Colombie. Elle exporte également vers la Suisse, l'Allemagne et l'Afrique du Sud. De son côté, Interbev Equins, l'organisation interprofessionnelle des viandes du secteur chevalin, indique que 81% de la viande chevaline consommée en France aujourd'hui vient de l'étranger.
   Un peu moins de 30.000 tonnes sont consommées en France par 18% des ménages qui en achètent au moins une fois par an. "C'est grâce au développement de cette filière que les neuf races de chevaux de trait sont conservées". Il y a quelques années le Japon constituait un client de choix pour les chevaux français. A partir de chevaux percherons, bretons et belges importés, les japonais ont créé une race de chevaux nommée le Ban-ei.
Ces derniers sont destinés aux courses de trait-tract (ban-eï-keiba). Ces épreuves, très populaires, sont des courses de puissance où deux chevaux de trait attelés à une sorte de traineau en acier lesté (sori), s'affrontent sur 200 mètres.
* L'Etat lache la filière équine, Equivista.fr, le 18 décembre 2010 à 09h14 par Bud78
   Le ministère de l'agriculture a présenté le 15 décembre sa politique budgétaire pour les années 2011-2012, la filière équine fait figure de sacrifié à l'autel de la rigueur budgétaire. C'est une baisse de 26% des budgets sur 2011 qui va frapper la filière. Initialement ce n'est pas moins qu'une baisse de 47% qui était envisagée lors du projet. Le rapporteur M. Marini sur le projet de loi 2011 aura sans doute permis que la baisse soit un peu étalée dans le temps. Ainsi on peut lire dans ses conclusions «La baisse de 47 % du soutien budgétaire du ministère aux subventions à la filière cheval, hors IFCE, est excessive. Un tel choc doit être amorti de manière à ne pas déstabiliser la filière équine, qui, à l’exception du secteur particulier des courses hippiques, ne bénéficie pas de ressources conséquentes. La mise en place d’un fonds en faveur de l’élevage, le cas échéant à partir d’un prélèvement sur les gains des paris hippiques, doit être mise à l’étude. Dans l’attente d’un tel dispositif, les chevaux de trait et de sport doivent faire l’objet de concours publics subissant une réduction plus raisonnable. »
   On comprendra donc qu'un quart des subventions qui disparaissent c'est juste raisonnable pour le moment mais que ce n'est pas l'objectif final. Parmi les grands perdants on notera l'ANSF avec une baisse de 40% et la SHF qui perd 170000€ de subventions de fonctionnement. Dans son article « Coup de torchon sur les aides de l’Agriculture à la Filière Cheval » Cavadeos détaille les baisses par organisation si vous souhaitez en savoir plus.
   Que penser de cette triste nouvelle, tout d'abord l'Etat Français est cohérent avec lui même et dans la logique de la création de France Haras, il poursuit son désengagement. Ensuite, malgré la profusion d'organisations de représentation de tous les acteurs de la filière, nous sommes finalement bien mal représentés car aucun n'aura su être assez proche du pouvoir pour éviter un désastre économique. Nous payons ainsi le corporatisme de la filière qui par son éclatement n'est pas en mesure de se représenter efficacement et n'aura pas su anticiper un désengagement des fonds publics qui est annoncé depuis longtemps.
Que faire demain ? C'est sans doute à l'idée de la disparition de toutes formes de subventions qu'il faudra s'habituer. Le fond l'Eperon pourrait prendre de l'importance avec un prélèvement sur les courses plus significatif. Les paris en ligne sont aussi peut être une orientation mais tout cela ne sont que des pistes qui demandent à être étudiées. Le court terme, c'est une baisse significative des ressources dans un environnement économique difficile pour tous les acteurs de la filière.
   Le désengagement de l'Etat aura aussi certainement des incidences sur la gouvernance de la filière. En effet, certaines organisations ne trouvent leur valeur ajoutée que dans le rôle d'interface qu'elles jouaient avec l'état, si demain elles sont dépourvues de moyens quelle sera leur valeur ajoutée ? Et donc pourquoi y adhérer. Sans prime à l'élevage à quoi sert encore un stud-book comme l'ANSF ? Sans prime, à quoi sert encore les cycles classiques, on peut imaginer de constuire les chevaux sur le circuit amateur ou sur les préparatoires ? C'est toute la filière que va devoir s'adapter, sortir des corporatismes qui ne lui ont rien apporté et imaginer des modes de fonctionnement nouveaux pour connaître des jours meilleurs. La filière est contrainte à la rentabilité et sans subvention c'est une réflexion sur le produit cheval qu'il va falloir tenir, beaucoup vont disparaître, ceux qui resteront, seront ceux qui arriveront à vivre en proposant aux clients un cheval qui répond à leurs attentes au juste prix. La survie passera aussi par l'anticipation des réactions de la filière, et notamment de l'élevage amateur, la passion sera t-elle assez forte ou est-ce la fin de ses petits élevages ?
   En complément un texte sur le financement de la filière qu'on peut trouver dans le rapport de M Marini.

«Le financement de la filière équine
   L’organisation de la filière prend notamment depuis 2005 la forme d’un fonds de financement de la filière équine, géré par la Fédération nationale des courses françaises (FNCF), association instituée par le décret n° 97-456 du 5 mai 1997. Il s’agit du « Fonds Eperon », placé sous la direction d’un comité composé de huit professionnels et d’un seul représentant de l’Etat qui représente un montant annuel de l’ordre de 10 millions d’euros, redistribués au profit de l’ensemble des sports équestres, de l’équitation de loisir, ou, encore, de l’attelage et destinés à participer au financement de projets structurants et innovants.
   Ce montant paraît bien faible par rapport au retour assuré par les courses hippiques, dont le rôle est essentiel dans le financement de la filière cheval - à la faveur du reversement du résultat net du PMU aux sociétés mères et aux autres sociétés de courses, soit 731,5 millions d’euros en 2009 et qui pourrait être de l’ordre de 820 millions d’euros par an à partir de 2011 avec l’entrée en vigueur de l’article 11 quinquiès du présent projet de loi de finances. Les sociétés de courses et leurs sociétés mères, insérées dans une organisation nationale appelée « l’Institution des courses françaises », elle-même représentée par une association, la FNCF, disposent donc de moyens sans commune mesure avec les autres composantes de la filière équine.
   Il convient toutefois de souligner l’existence de crédits budgétaires au service de la politique du cheval. Des ressources dont le montant reste à déterminer proviennent de subventions versées par le ministère de la Santé et des sports (parmi elles, la subvention allouée à l’IFCE représente 7,2 millions d’euros en 2010 et en 2011) mais, surtout, par le ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche, qui consacre différentes ressources à la filière. La subvention allouée à l’IFCE par le programme 154 de la mission APAFAR s’est ainsi élevée à 42,6 millions d’euros en 2010 et serait réduite à 41,6 millions d’euros en 2011. L’IFCE, opérateur de l’Etat, apporte un soutien aux professionnels de la filière et, dans cette optique, met en place des contrats de partenariat. Par ailleurs, il apporte une aide importante aux chevaux de trait en matière d’étalonnage puisque, pour ceux-ci, l’identification est gratuite (soit un coût d’environ 10 millions d’euros par an).
   Le soutien budgétaire du ministère de l’agriculture passe également par l’action 14 du programme 154, soit 9 millions d’euros en 2010, que le présent PLF propose de réduiredrastiquement de 47 % en 2011, pour atteindre 4,72 millions d’euros. Cette ligne abonde les subventions destinées à la filière « sport, loisir, travail », dont l’élevage des chevaux de trait et la production de viande. En sont donc exclues les courses hippiques. Ces crédits sont attribuées aux structures (associations nationales de races et fédérations les regroupant), aux associations ayant un rôle national et d’intérêt général (Handi-cheval, Ligue de protection du cheval, Institut du droit équin), aux primes aux compétitions équestres organisées sous l’égide de la Fédération française d’équitation et, enfin, aux primes aux concours d’élevage 0 à 6 ans et, en particulier, aux primes réservées aux épreuves de 4 à 6 ans organisées par la Société hippique française et dont le but est la formation et la valorisation du jeune cheval (étape essentielle, car le cheval doit être prêt à l’emploi et avoir 5 ou 6 ans pour être commercialisé). Il convient de noter qu’il existe enfin des aides communautaires à la filière, soit dans le cadre général des aides « agricoles », auxquelles peuvent prétendre les éleveurs de chevaux (mesures de « soutien à l’herbe »), soit la « prime aux races menacées d’extinction » (PRME), soutien destiné aux chevaux de trait d’un montant de 1,5 million d’euros par an en France.
   Les conclusions de la RGPP de juin 2008 ont recommandé de mieux cibler les aides à la filière cheval et d’éviter le saupoudrage (certaines primes ont un montant dérisoire et donc sans effet), de responsabiliser les acteurs professionnels et de travailler en concertation sur les redistributions au profit de la filière. Ainsi une réflexion s’est engagée avec les professionnels pour revoir la nature et la répartition des soutiens. Il pourrait ainsi être envisagé de mettre en place prochainement un fonds en faveur de l’élevage dans les filières trait et sport, le cas échéant à partir des gains des paris hippiques. D’ici là, ces deux filières méritent d’être soutenues.

Source : commission des finances
Coup de torchon sur les aides de l’Agriculture à la Filière Cheval, Cavadeos.com, Frédéric Letan et Kec Playing Tag, vendredi 17 décembre 2010

   S’il y avait encore des acteurs de la filière équine pour croire au Père Noël, à quelques jours de la fête où tombent les cadeaux, le Ministère de l’Agriculture est là pour leur ôter toute illusion ! Avec une baisse de 26% des aides qui se poursuivra en 2012, le soutien de l’Etat au monde du cheval se réduit comme peau de chagrin !

Coupes sombres et avenir noir
   A l’issue d’une réunion du 15 décembre, le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire a publié les éléments de la politique du cheval et ses orientations budgétaires pour 2011-12. La lecture est inquiétante pour l’avenir de la filière. Le constat dressé par le Ministère relève plusieurs points négatifs tels que l’opacité des transactions, l’atomisation de l’élevage et le manque d’adéquation entre la production et ses débouchés l’amenant à réorienter ses aides. Ajouter à ça les obligations de la rigueur budgétaire (mise en œuvre des lois de finances dans le cadre de la RGPP), et vous obtenez des baisses drastiques des aides de l’Etat, particulièrement pour certains acteurs : pour la SHF c’est 170 000 € qui disparaissent avec la fin de sa subvention de fonctionnement. A voir si la Société Mère, par ailleurs largement saluée dans cette note, trouvera une autre solution qu’une augmentation des engagements pour compenser cette perte ? Si certaines associations nationales comme l’Institut du Droit Equin ou Handi Cheval limitent la plongée autour de – 10%, France Dressage voit sa subvention réduite de 8 000 à 5 000 € (-38%) avant sa disparition en 2012. Les aides pour le Salon de Saumur (10 000) le Pôle de Compétitivité (49 000) et les travaux du Grand Parquet de Fontainebleau (220 000) disparaissent totalement dès 2011.

La chasse aux aides de structures
   Les associations de race voient les montants alloués réduits de 17% pour les stud-books à faible effectifs (Frison, Lippizan, Trakhener, Quarter Horses, Henson ….) passant de 3 000 à 2500 €, entre – 14 et – 17% pour les races de chevaux de trait, et de - 40 % pour les races de chevaux et poneys de sport à effectifs plus importants : l’ANPFS passe de 60 000 à 36 000, l’ACA de 130 000 à 78 000 … La baisse la plus spectaculaire en ordre de grandeur est pour l’ANSF qui avec – 40% sur 310 000 € en 2010 ( 400 000 en 2009) se retrouvera à 186 000 € en 2011 avant de ne plus avoir de soutien en 2012 ! Yvons Chauvin, Président de l’ANSF dénonçait une mascarade de concertation avec une réunion du 15 décembre de deux heures pour entériner le projet ministériel. Une nouvelle réunion est toutefois programmée le 5 janvier. D’ici là le Père Noël sera passé !

La part du pauvre pour le sport
   La loi de finances 2010 distribuait un total de 8 417 000 euros à la filière cheval répartis en 7 313 000 euros pour l’élevage, 560 000 pour le sport, et 544 000 pour les actions nationales. En 2011 l’enveloppe globale passe à 6 231 000 euros, avec la piètre satisfaction d’un amendement sénatorial conduit par Jean Arthuis ayant permis de limiter la casse, le projet de finances initial fixant à 4, 7 M€ l’enveloppe cheval ! L’élevage restera le principal destinataire avec 5 865 000 (- 19,8%). Les actions nationales (type soutien aux associations nationales Handi Cheval …. Salon de Saumur …) disparaissent quasiment pour tomber à 56 000 € (- 89, 7%). Le soutien aux compétitions équestres passe à 310 000 € (-44,6%). Déjà en 2010 la baisse de cette ligne avait occasionné la disparition de nombreuses aides pour les organisateurs de compétitions équestres (disparition des subventions pour les championnats régionaux dans plusieurs disciplines, baisse du soutien aux compétitions internationales …). Si cette mouture de la politique du cheval et de l’enveloppe budgétaire l’accompagnant se confirment début janvier, les vœux de bonne année vont être maussades !
   Les responsables des organisations concernées qui doivent s'attendre à desérieuses difficultés de gestion vont-ils rester sans réaction ?

Le Télégramme.com - À site exceptionnel, moyens exceptionnels - 15 décembre 2010
   Le rétablissement maritime du Mont-Saint-Michel va s'accompagner de la mise en service de nouveaux modes de transport. Le syndicat mixte de la Baie du Mont-Saint-Michel a ainsi décidé de mettre en service des hippomobiles (ci-contre) qui assureront le transport, des parkings jusqu'au Mont par la digue route, des350.000 touristes attendus chaque année sur le site. Une quarantaine de chevaux de trait - des percherons, des cobs normands et des postiers bretons- seront chargés de cette mission dès la saison touristique2012. Leur entraînement a déjà commencé. (Document Veolia Transport- Syndicat mixte baie du Mont-Saint-Michel)
Mont Saint Michel : l'accès au site se fera en calèche dès 2012. Mardi 14 Décembre 2010 - http://www.tourmagazine.fr
   Pour préserver l'espace naturel de la Baie du Mont Saint Michel, 40 chevaux de trait assureront la desserte du site dès 2012. Embarquez à bord des hippomobiles...
   Tous en selle, ou plutôt en calèche... Dès la saison touristique 2012, le site du Mont Saint Michel sera desservi par 40 chevaux de trait.
   Après avoir laissé leurs véhicules dans le parc de stationnement paysager, les visiteurs pourront rejoindre le rocher à pied, en navettes motorisées – nommées "Le Passeur" ou "Les
Maringotes".
   Des Percherons, des Cob Normands et des Postiers bretons transporteront les 350 000 touristes attendus chaque année sur le site -des parkings jusqu'au Mont par la digue route.
   La mise en place des hippomobiles vise à préserver le site naturel de la Baie du Mont Saint Michel.
Les chevaux de trait bénits pour la Saint-Éloi, jeudi 09.12.2010, La Voix du Nord. Orsinval.
   L'association Sabots et crinières, présidée par Bertrand Blondiau, a organisé ...  sa première messe de Saint-Éloi, dimanche, dans la grange de la ferme des Marlettes, rue de Berlaimont, qui était comble. L'abbé Spriet, prêtre mais aussi cultivateur et président de l'Association des chevaux de trait du Nord, a célébré la cérémonie religieuse, avant de bénir les chevaux présents. La statue de saint Éloi de Wargnies-le-Grand avait été posée en hauteur, sur une charrette, pour l'occasion.
   Malheureusement, à cause des conditions météorologiques, la procession n'a pas pu avoir lieu. Cet événement avait lieu auparavant dans le secteur jusqu'en 2008, à Saint-Waast-la-Vallée. L'association a décidé de reprendre le flambeau. Un repas familial a suivi, réunissant bon nombre de convives. L'association, créée en mars dernier et ouverte à tous les équidés, avait organisé la Fête du cheval le 5 juin, à Villereau. À noter d'ores et déjà que la deuxième édition aura lieu le dernier week-end de mai 2011.
Carhaix Équitation. Le cheval breton ce Trait d'union 9 décembre 2010
   Elle est jeune cavalière, lui éleveur historique. Leur point commun ? Une passion pour le cheval de trait, que l'imaginaire collectif boude injustement au profit des bêtes de courses.
Elle est jeune cavalière, lui éleveur historique. Leur point commun ? Une passion pour le cheval de trait, que l'imaginaire collectif boude injustement au profit des bêtes de courses.
   Lénaïg Le Guern est cavalière depuis déjà 15 ans. À 23 ans, on s'attendrait à la voir sur une de ces montures élancées, qui viennent à l'esprit dès que l'on évoque les équidés. Non. Quand elle a voulu acquérir un cheval, Lénaïg a opté pour un magnifique trait breton, Taldir (quatre ans), acheté chez le célèbre éleveur carhaisien, Hubert Le Bec. Pourtant, pas question d'employer Taldir pour les travaux des champs. Un mode de vie d'ailleurs passé de mode pour les animaux de sa race, selon Hubert Le Bec: «Il y a 50 ans, les chevaux de trait étaient utilisés pour les travaux des champs. Avec l'arrivée du tracteur, l'homme en a fait un cheval de loisir». Et l'animal s'est visiblement adapté à ce mode de vie plus tranquille.

Un bon caractère
   Hubert Le Bec ne dit pas le contraire. Et on peut lui faire confiance, tant l'homme connaît son affaire. Comme son père et son grand-père, éleveurs d'étalons, Hubert voue sa vie à ses chevaux et n'hésite pas à vanter «leur bon caractère et leur prestance». Un avis que partage Lénaïg, qui elle, est «tombée amoureuse» de Taldir, un jeune mâle qu'elle a débourré seule et avec qui elle n'hésite pas à partir en balade, et même en compétition (Equifil, Technique de randonnée équestre de compétition...). «Je conseille le trait breton à tous les cavaliers, insiste-t-elle. C'est un cheval gentil, attachant, avec du caractère, qui apprend vite et surtout retient. C'est aussi un cheval juste. Si je lui en demande trop, il sait me le faire comprendre! Mais quand il fait une erreur, il accepte les remontrances. C'est un cheval très intelligent et fidèle».

Trait breton: une grande famille
    Malgré les quelque 50 années qui les séparent, une drôle de relation s'est créée entre Hubert et Lénaïg. Le respect et l'enrichissement mutuel qui se sont installés entre eux en émouvraient plus d'un. «Hubert est pour moi le meilleur éleveur de trait breton du coin, s'enthousiasme la jeune femme. Il a participé quatre fois au Salon de l'agriculture à Paris, a gagné la finale du concours de trait breton à Lamballe, avec son célèbre étalon Rochambo. Et il est un des seuls, si ce n'est le seul, à vendre des chevaux partout dans le monde, qui servent notamment à la reproduction», récite Lénaïg avec fascination. Elle ajoute: «On a beaucoup de points communs quant à l'éducation des chevaux, comme la nécessité de leur parler en permanence. Il faut dire que le monde du trait breton est un monde à part: c'est une grande famille». Hubert Le Bec confirme: «Un éleveur qui vend ses chevaux reste en contact avec les nouveaux propriétaires. Il devient un peu membre de la famille». Dont le cheval est le trait d'union.

 
- Hirson  La vitrine du cheval de trait ce samedi Un patrimoine en danger   Publié le samedi 27 novembre 2010 à 11H00
RECOMMANDATION d'André Bar : « Ne rédigez pas un article trop catastrophique, mais il n'y a pas beaucoup de points positifs ».
   Le Trait du Nord ne se porte pas très bien. Et André Bar préside l'association qui s'en soucie. Ce samedi, c'est elle qui organise la quinzième vitrine du cheval de trait, dans le cadre de la Sainte-Catherine à Hirson, devant l'église Sainte-Thérèse.
   « Je me suis démonté l'épaule en avril. Il n'y a pas eu de mise à l'étalon cette année ».
   A 70 ans, dans ses pâtures du hameau du Sart, à deux hectomètres du département du Nord où il est né, André Bar oscille entre une analyse lucide de la situation et l'enthousiasme qui lui reste quand il regarde ces forces de la nature. Dans le bocage du Sart, notre propriétaire en possède tout de même une quinzaine, « entre 4 mois et 23 ans ». Dont un étalon, Gracchus, un grand costaud de 980 kilos…
   « La race est menacée, mais on peut encore réagir. Il faut toutefois changer ». Changer beaucoup de choses… Les rendez-vous festifs, comme cette vitrine de la Sainte-Catherine lors de ce samedi, ou encore l'exposition lors de la foire aux fromages, ne doivent pas faire illusion : « Il n'y a plus beaucoup d'éleveurs, ils sont vieux. Même s'il y a beaucoup de propriétaires passionnés ».
   Il reste en effet des chevaux de la race Trait du Nord, mais disséminés un peu partout dans la nature. Avec des conditions d'hébergement parfois limites. Et donc sans politique globale pour la pérennité de la race.
   « Changer » ? André Bar le souligne, le cheval de trait n'a plus sa place dans les fermes. Ce qui est un comble, après les services qu'il a rendus à l'agriculture…

La viande de cheval est saine
   Et ailleurs ? Il y avait bien un projet de recourir à des chevaux de trait pour ramasser les ordures ménagères dans les villes. Mais les décideurs politiques n'en parlent plus guère. « Et quand il a terminé son ramassage le cheval, on en fait quoi ? » Devant la situation des finances locales, il est en effet peu probable qu'un maire embauche un palefrenier…
   Et la boucherie ? Longtemps, à défaut d'assurer ce qu'on pourrait appeler cyniquement une perspective, celle-ci a permis de maintenir la race.
   Mais, là aussi, la polémique récurrente sur la viande de cheval n'arrange pas les choses. « Il y a certes encore des boucheries chevalines, mais quand l'une ferme, elle n'est pas remplacée. Pourtant, la viande de cheval est saine car quand un cheval est malade il crève… ».
   Et puis, il y a les contraintes administratives, les vaccinations contre la grippe, le tétanos. Ce samedi, par exemple, il est probable que les vétérinaires de l'administration passent sur la Sainte-Catherine. Le coût de l'équarrissage (environ 300 euros) est également une donnée à prendre en compte.
   Seule la prime de 100 euros en cas de naissance apparaît comme point positif dans ce paysage. Une somme vite broyée dans les frais, « car il faut en moyenne deux saillies pour obtenir un poulain ». A savoir qu'une saillie s'accompagne toujours d'un transport, coûteux, car il n'y a plus beaucoup d'étalons sur le territoire et il est donc impératif d'éviter la consanguinité.
Les heures glorieuses terminées
   En France, suivant les régions, la situation des chevaux de trait est assez contrastée.
   Le percheron se porte bien, mais le boulonnais serait à l'image du Trait du Nord.    Globalement, les heures glorieuses du cheval de trait sont donc terminées. « J'aurai fait ma carrière avec trois générations de chevaux. Moi et ma femme Micheline on a commencé avec un cheval dans la ferme, car on n'avait pas d'argent pour acheter un tracteur », se souvient André Bar.
   Il faut le souligner, les éleveurs apprécient beaucoup de se rassembler à l'occasion de la vitrine de la Sainte-Catherine, d'autant que leurs frais de déplacement sont remboursés, ce qui n'est pas le cas partout !
   En Thiérache, le cheval de trait est désormais cantonné à un rôle de plus en plus festif.
   En témoigne, à Effry, la renaissance de la Saint-Eloi d'été, où les chevaux traversent la rivière à gué. Mais cela suffira-t-il à maintenir la race ?
Michel MAINNEVRET

le meilleur ami de l'homme dans son assiette Créé le 03.12.10 à 03h12 -
   «?Si vous aimez les chevaux, mangez-en?!?» Bartabas, le directeur du théâtre équestre Zingaro, sait que sans la filière de la viande chevaline, les neuf races de chevaux de trait considérées comme menacées d'extinction par l'Europe auraient disparu.
   Les hippophiles profiteront donc du Salon du cheval, dès ce week-end à Paris Nord Villepinte, pour penser aux hippophages et aux 800 dernières boucheries chevalines qui vivent de cette viande tendre et goûteuse, si simple à préparer.

« Absorber la force de la bête »
   Inutile de faire bouillir la marmite, ni même de chauffer le four. Le cheval peut se passer de cuisson et c'est toujours ça de gagné en fumées et en odeurs de graillon. D'ailleurs, le steak tartare, c'est du cheval. Un plat attribué à des tribus mongoles du XIe siècle qui ne se baladaient pas à dos de taureau, semble-t-il. «?En Sardaigne aussi, il est traditionnel de manger du cheval?», raconte le chef Tonino Simbula, qui s'en régale «?depuis l'enfance?». Son carpaccio est inscrit en permanence à la carte de son resto ­Sardegna a Taviola, à Paris?: de fines tranches de viande marinées dans une émulsion de vinaigrette et d'herbes aromatiques de saison, avec du citron et du vieux pecorino.
   «?Mes réticences de cavalière ont été vaincues le jour où j'ai goûté ce carpaccio?», avoue Keda Black. Cette auteur culinaire apprécie «?le côté pur d'une viande qui évoque la puissance. Car après tout, manger de la viande, c'est vouloir absorber la force de la bête.?» Sa saveur juteuse et légèrement sucrée dépend du mode de vie du cheval. Rosé, c'est que vous avez un jeunot. Plus rouge, du fait d'une plus forte concentration en fer avec l'âge, «?c'est qu'il a eu le temps de s'amuser?», raconte Tonino.
Stéphane Leblanc
 

- Novembre 2010 -

Le ramassage des ordures : le cheval reprend du service   Lucie Montchovi - 29 novembre 2010
   A Pont-Sainte-Marie dans l’Aube, le ramassage des ordures ménagères s’effectue à cheval. Un mode de transport écolo et économique qui a tendance à se développer en France.
   Comme Pont Sainte Marie, plus de 70 villes ont misé sur le cheval pour le ramassage des ordures ménagères.
   Dans la banlieue de Troyes, une société « H ippo-Ecolo services » se bat pour une utilisation moderne des chevaux de trait.
   Pour ce faire, elle a créé une hippo-mobile sorte de charrette moderne tractée par des chevaux.
   Et une fois par semaine, le véhicule dirigé par un cochet et accompagné d’un agent municipal, enlève les déchets ménagers des rues de Pont Sainte Marie.
   Une alternative pensée par Marc Fauconnier, le Directeur de développement chez "Hippo écolo service"
http://www.hippoecolo.fr/HE/Accueil.html
Chevaux au vent 24 novembre 2010 06h00 | Par Emmanuelle Fère 1
   La Foire aux chevaux accueille, deux jours, une collection unique et de grand air
   S'il s'agissait d'un ministère, on parlerait de Conservatoire des chevaux de trait. Mais il s'agit d'un mystère. Pourquoi, Didier Pattedoie se plaît à collectionner les équidés lourdement chaussés… Au point d'accéder au rang, inégalé au Pays basque et dans la France entière, de propriétaire de chevaux des neuf races françaises de trait.
   Comme les autocollants sur l'album Panini dont le gamin ajuste d'un doigt revanchard la dernière vignette, ce natif d'Hasparren a fini par acquérir, avec force patience et espèces sonnantes, la plus massive collection qui soit. Chaque pièce pèse entre 600 kilos (le mignon poitevin) et une tonne (le fameux percheron). Certains chevaux de Didier Pattedoie valent jusqu'à 4 000 euros. Et Tarzanne ?

Elle pose, robe alezane
   Tarzanne, la fière comtoise, qui pose robe alezane et crinière lavée au vent, avec la Rhune en arrière-plan. Son regard frisé de poils blonds capte le flash du photographe. « Tarzanne, c'est une star », s'exclame l'éleveur, sans dévoiler son prix.  En effet, la jument a fait Bordeaux et sa Foire de printemps, Paris et son Salon de l'agriculture. Elle a décroché des médailles. Aujourd'hui et demain, Tarzanne trône en bonne place sur la Foire aux chevaux d'Hélette.
   À ses côtés, les huit autres pièces de la collection. Huit chevaux de trait bouchonnés et pomponnés. « Il y aura des panneaux explicatifs de chacune des races, et un DVD explicatif », narre l'éleveur. Et lui, avec cette flamme dans les yeux. Un passionné doublé d'un esprit curieux. « Déjà tout petit, j'avais dit que je ferai une chose que les autres ne font pas. » Les autres, c'était son père, vendeur de chevaux et de pottoks pour la boucherie. « Je ne suis pas trop pour », dit-il sobrement. C'était aussi son frère, versé dans le concours de chevaux.
Poulains nés au Pays
   Didier Pattedoie est commercial dans la charcuterie, à Anglet. Sur le papier. Mais sur le champ, c'est vraiment lui. À conduire son fourgon aux chevaux peints à la main. À faire la navette entre les pâtures où logent ses chevaux, deux par deux, avec leur cabane. « Cela me fait mal quand je vois des chevaux dans la nature sans abri. » Il souffre aussi quand ses bêtes sont fiévreuses. La boulonnaise présente une nervosité inaccoutumée ? Didier Pattedoie sort thermomètre, injections de premier secours, quitte à se faire casser une côte par un coup de sabot mal placé. Le numéro de téléphone du vétérinaire est vite dégainé. « À peine appelé, il nous connaît, il est déjà dans la voiture. Une bête, c'est malade très vite. En dix minutes, elle peut mourir. Ce sont des chevaux fragiles. » Qui eût cru que les rustiques trait du nord ou boulonnais joueraient leur Dame aux camélias loin de leur natal Pas-de-Calais ? « Ce sont des races difficiles à acclimater » se soucie le collectionneur.
   « Le comtois, le breton et l'ardennais sont les plus répandus en Aquitaine. J'avais envie de voir évoluer des races en voie de disparition. Il n'y a que 180 juments trait du nord en France. » La collection de Didier Pattedoie est achevée.
   « Ma première ambition était de posséder les neuf races. » L'éleveur rêveur entame une deuxième série de chromos. Bientôt, pourront figurer sur son album des poulains, nés au Pays basque. Pour les races les plus fragiles, ce sera au moyen de semence surgelée, venue des contrées d'origine des races, de façon expresse, au galop.
Une balade en calèche, tirée par des chevaux traits du Nord  dimanche 21.11.2010, 05:14 - La Voix du Nord
LA SORTIE DU DIMANCHE |
   Les chevaux de race traits du Nord et percheron du centre d'attelage le Relais des Sources, à Saint-Rémy-au-Bois, près de Campagne-lès-Hesdin, vous emmènent en calèche pour une balade au coeur de la vallée de l'Authie et de ses plateaux.
   Rythmés par le bruit des claquements de sabots, vous découvrirez les paysages aux couleurs automnales d'une autre façon, à la cadence de Pégase, Nicky, Nozenn et Lara.
   Nul besoin d'être un expert de l'attelage pour partir en randonnée en famille avec l'un des chevaux de trait. Il faut seulement retenir les ordres « marcher », « trot », et « oh là » pour s'arrêter. Pour tourner, il suffit de faire pression sur les guides à droite ou à gauche, selon la direction souhaitée.
« Ces chevaux sont éduqués spécialement pour les meneurs novices. Même un enfant de 5 ans pourrait les guider. Le cheval fait 90 % du travail dans la balade. Et si vous vous trompez de chemin, il saura exprimer son erreur en s'arrêtant, avant de repartir sur le bon itinéraire. Mais les parcours sont balisés, alors normalement on ne peut pas se perdre », explique le maître des lieux, Philippe Dage, qui formera les novices à l'attelage quelques minutes avant le départ.
Ces randonnées attelées d'une heure à une demi-journée avec pique-nique au bord de l'eau, de 5 km à 15 km, peuvent vous emmèner jusqu'au moulin de Maintenay ou l'abbaye de Valloires, en passant par le hameau de Romont à Buire-le-Sec.

Des vacancesen roulotte
   Les amateurs de western pourront aussi se plonger dans l'ambiance ouest américaine en empruntant le chariot bâché. Les personnes qui le souhaitent peuvent également partir avec un accompagnateur.
   Si vous avez été contaminé par le virus de l'attelage, le Relais des Sources vous proposera des initiations et des stages, mais aussi, pourquoi pas, un séjour de vacances en roulotte.
   Quant aux parents qui souhaitent faire découvrir les joies de l'équitation à leurs enfants, Philippe Dage leur propose la location de poneys.
   Tarifs : de 30 E à 65 E pour une location de calèche et de 40 E à 100 E pour les balades avec accompagnateur. Location de poneys : 8 E l'heure.

Renseignements : Le Relais des Sources, 3 rue de l'église - 62 870 Saint- Rémy-au-Bois. Par téléphone au : Tél : 03 21 81 31 30 ou Tél : 03 21 06 34 23.

* Baisse des encouragements (France Trait) :
Mesdames, Messieurs,
   Alors que le projet de loi de finances pour l’année 2011 « prévoit de doter le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche de 5,266 milliards d’euros, soit une hausse de 1,8% par rapport à...     Lettre n°293 1er novembre 2010
* Les foires et leurs conséquences :
   Les foires qui ressuscitent un peu partout remportent quand le ciel est clément d'excellents succès populaires. Ce succès se concrétise par les participations d'une multitude de commerces, entreprises et spécialités.  Lettre n°293 1er novembre 2010
* Ras-le-bol du Border Coli :
Certaines espèces domestiques ont disparu ou sont sur le point de nous quitter définitivement. C'est le cas au moins d'une race glorieuse de cheval de trait.
Au hasard de mes déplacements et en dehors des chevaux, j'ai l'opportunité de voir des démonstrations d'utilisation du chien comme gardien de troupeau.

                                              Lettre n°293 1er novembre 2010
 

- Octobre 2010 -

* Les croisements les plus réussis font les belles races
La monoculture rapporte quand les conditions lui sont favorables. C'est une ruine dans les cas contraire.
L'élevage arbitraire d'un seul format est une bonne affaire quand il correspond à un besoin. C'est la ruine quand il ne correspond à rien. On ne met jamais tous ces œufs dans le même panier
.                             Lettre spéciale n°292
* Votre choix, mon choix:
J'ai fait mon choix. Ce ne fut pas très difficile.
C'est Navaro du Nord. Pourquoi ?
Il est harmonieux, il dispose des qualités reconnues par un jury pour être classé en deuxième position presqu'en tête de sa série. Le jury lui a préféré Jo van de Berthoeve qui est né en Belgique. 
                  Lettre n°289, 6 octobre 2010
* La guerre du saucisson de cheval vient de faire ses premières victimes à Carvin, vendredi 24.09.2010, 05:10 - La Voix du Nord par Anna Morello
Qui sait que la star des boucheries du Nord - Pas-de-Calais, le saucisson de cheval, est au coeur d'une lutte sans merci ? Une vraie guerre de tranchées, qui vient de faire ses premières victimes. Mercredi matin, neuf des seize salariés de la société Loyez-Charcuterie de Carvin...
                           Lettre n°289, 6 octobre 2010
 

- Septembre 2010 -

* Petites annonces etc... :
Régulièrement, nous avons la surprise de recevoir des demandes d'insertion de petites annonces.
Depuis le numéro un, pratiquement aucune offre ou demande n’apparaît dans nos quatre pages, sauf quelques exceptions amicales.
       Lettre n°287, 29 septembre 2010
* Cheval & vignes, colloque BiObernai'Pro 2010. Dimanche 19 septembre 2010
   Le cheval dans la vigne n'est plus une activité tout à fait nouvelle pour le cheval de trait.
   C'est maintenant une pratique qui se diffuse plus ou moins bien et plus ou moins complètement dans les différents terroirs vinicoles français.

                                                                     Lettre n°287, 29 septembre 2010
* Le cheval de trait vigneron bourguignon :
   Dans les questions économiques, j'ai posé la question essentielle concernant une comparaison économique entre l'utilisation du cheval par rapport à une utilisation du tracteur.
   Une entreprise a répondu en donnant ses résultats chiffrés (à voir dans la prochaine Lettre).
                                           Lettre n°287, 29 septembre 2010
* Concours national des étalons Boulonnais :
   Samedi 25 septembre la petite ville de Samers (62) a accueilli le concours national annuel des mâles et étalons de la race trait Boulonnais.
                                                               Lettre n°287, 29 septembre 2010

* Les rendez-vous de l'élevage :
    Plusieurs abonnés (un peu feignant) nous demandent de diffuser avec nos Lettre les rendez-vous d'élevage, concours, salons, comices, réunions intéressantes, etc                                                      Lettre n°286, 27 septembre 2010

* Concours national du trait Auxois 2010 :
   Tous les ans, Semur-en-Auxois accueille ce concours sur une promenade abritée par des arbres qui s'ouvre à 300 mètres du centre-ville et ses remparts.
   J'en suis un client assidu, car il est très intéressant pour l'observateur des réalités du cheval de trait que je suis.
   Certains disent que le trait Auxois et le Trait du Nord c'est pareil

                                                                       Lettre n°286, 27 septembre 2010

* Nos dernières visites :
* Chiens crevés :
Dans notre précédente Lettre nous avons relaté un acci-dent et nous avons dit tout le mal que nous pensions du choix d'une activité dangereuse et trop compliquée.
Nous nous sommes abstenus de diffuser la moindre image et nous avons comme c'est notre habitude com-mentée l'ensemble de la manifestation...
Lettre n°285 17 septembre 2010
* Cheval de trait vous offre votre page sur le web :
Ce n'est pas vraiment une nouveauté puisque ce service gratuit a déjà été offert. Devant un silence intersidéral, je suis bien vite reparti vers l'écurie.
Un éleveur, bien sympathique de surcroît,  
                Lettre n°285 17 septembre 2010
* Concours national des races mulassières (1ére partie) :
Ce rendez-vous incontournable de races mulassières mérite une visite par toutes celles et tous ceux qui s'inté-ressent aux chevaux de trait.
Il se réunit traditionnellement dans les installations de l'âsinerie de Dampierre-sur-Boutonne (17). 
                         Lettre n°285 17 septembre 2010
* BiObernai'10 :
Cheval de trait sera dimanche à Obernai (67) au collo-que BiObernai Pro 2010, Cheval et vignes.
Nous sommes particulièrement intéressés par la dé-monstration qui est proposée.

                                                                     Lettre n°285 17 septembre 2010
Nos Lettres évènementiels : Lettre 251 : Apprendre son métier. Les programmes proposés par le lycée agricole de Montmorillon (86) Lettre n°285 17 septembre 2010

* La Route des Vins et du Comité, un bilan mitigé : Les routes précédentes m'ont toutes déçu. Les parcours nocturnes, le transport en camion pour traverser les zones peuplées de la banlieue parisienne, des circuits inappro-priés, etc…  ont donné comme résultat des routes privées de public.             Lettre n°284 1er septembre 2010

* Chevaux de trait aux U.S.A., Romain Hoffmann :  Les vacances en famille se sont déroulées cette année et pour la première fois aux États-Unis d'Amérique. Nous avons parcouru en voiture, environ 6000 km le long de la cote Est des U.S.A. Trois semaines auront été nécessaire pour visiter ces régions côtières...         Lettre n°284 1er septembre 2010

 

- Août 2010 -

* Promenades derrière le cheval de trait Boulonnais au Portel (62) :  Passionnante visite à Océanne, jument trait Boulonnais qui assure l'après-midi un service de promenade dans les rues touristiques de la ville balnéaire du Portel (62). Son point de départ est stratégique...
                   Lettre n°283 31 août 2010

* Promenades derrière le cheval de trait Boulonnais à Ambleteuse, Audreselles, Marquise et Wissant (62) : Ces cinq communes se partagent les services d'un seul prestataire, le Centre d'Attelage du Boulonnais (C.A.B.)  dont les écuries sont basées à Marquise (62).. La semaine est partagée suivant un programme s'étalant sur une semaine. Elle commence le mardi à Audresselles...    Lettre n°283 31 août 2010

* Pensée de le Hamel, une entreprise touristico-historique :    Les races à faibles effectifs à poils et à plumes ont besoin des amateurs pour espérer survivre. L'amateurisme n'a pas toutes les qualités. Il ne manque pas de défauts. Les amateurs éclairés sont discrètement responsables d'une ...                               Lettre n°283 31 août 2010


Dernière mise à jour :   samedi 31 décembre 2011