
2011-Janvier
La Lettre du cheval de trait
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Lettre
du cheval de trait et des races à sabots à faibles effectifs |
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La revue de la Presse |
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31/01/2011 Ouest-France/Bretagne/Lorient/Ploemeur/Au pas de Danseur, les rives du Ter sont belles - Ploemeur Depuis quelques années, pour l'entretien de l'étang du Ter, le cheval a remplacé le tracteur. Une image bucolique pour les promeneurs et une gestion harmonieuse des espaces naturels. Parmi les lieux de promenade préférés des Lorientais, il y a les étangs du Ter : 92 ha vallonnés et 8 kilomètres de chemins. Chaque année, ce sont plus de 200 000 marcheurs et joggers qui en profitent. Rives et bois, avec leurs aménagements pour l'agrément des usagers, nécessitent un entretien alliant sécurité publique et préservation de l'espace naturel. « Cap l'Orient entretient 343 ha sur plusieurs sites dont le Ter. Même si ces lieux contiennent une grande richesse patrimoniale, floristique et faunistique, ils sont ouverts au public », relève Christian Jourdren, directeur du service du patrimoine naturel de la communauté d'agglomération. Sur les rives du Ter, depuis quelques années, l'entretien s'effectue à l'aide d'un cheval de trait, alternative au tracteur, à la fois écologique et plus harmonieuse. Le cheval entre les joggers C'est une équipe de cinq agents qui gère le site au quotidien : ramassage des papiers, ratissage des feuilles... Vendredi matin, Stéphane et Bruno, deux des cinq agents, avaient rendez-vous avec Hervé Montfort, cocher à l'Institut français du cheval et de l'équitation d'Hennebont (ex-haras nationaux), pour un temps de formation à la relation avec Danseur. Ce cheval de trait breton âgé de 20 ans tire actuellement la carriole autour des étangs. « On ne peut pas utiliser n'importe quel animal. Il doit être calme, ne pas avoir peur de l'eau, des passerelles à franchir, être franc du collier car il y a quand même quelques raidillons à grimper ». Danseur doit aussi poursuivre son chemin, « imperturbable entre les joggers, les promeneurs pas toujours conscients de l'animal ». D'une race rustique, il vit dehors à l'année dans les enclos aménagés autour de l'étang. Il n'est pas le seul animal sur lequel veille l'équipe du Ter. Une douzaine de daines et un shetland dans le parc au sud-ouest bénéficient de leurs soins. |
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27-01-2011 Ouest-France / Pays de la Loire
/ Nantes / Treillières Alfred et Oliver, deux débardeurs au poil en action ! - Treillières Ces deux chevaux-là possèdent une impressionnante puissance ! Depuis mardi et jusqu'à vendredi, derrière le collège public, ils sont à la tâche dans le secteur du parc municipal du Haut-Gesvres, théâtre d'une exploitation forestière. Jean-Baptiste Ricard tronçonne les sapins âgés d'une quarantaine d'années, puis Alfred, le Percheron, et Oliver, le Comtois, conduits à la voix par Christine Sallé, tirent les troncs jusqu'aux abords de la rue Etienne-Sébert, où une scierie en prendra livraison plus tard. Exploitation écolo Christine Sallé a fait du débardage au cheval son activité professionnelle. Elle est établie à Yvré-l'Evêque dans la Sarthe et travaille fréquemment avec l'entreprise de travaux forestiers de Jean-Baptiste Ricard, également Sarthois. « Nous intervenons sur tout le territoire français. Nous sommes une centaine en France à pratiquer le débardage à traction animale avec des chevaux de trait », explique Jean-Baptiste, ancien président des débardeurs de France (1). « Le cheval se faufile mieux entre les arbres. Il abîme moins la forêt que les engins mécaniques, qui d'ailleurs ne peuvent pas accéder à certains endroits. » De toute évidence, un moyen plus écologique d'exploiter la forêt... « Les baleines » à l'affût Alphonse Clouet se souvient avoir exploité ce bois dans les années 1944-1945. « D'excellente qualité, ce sapin était très recherché par les charpentiers et menuisiers. » Le sapin pectiné est l'arbre européen le plus haut. Dans les conditions idéales de croissance, il peut atteindre 60 mètres et vivre jusqu'à 500 ans. Son tronc droit en fait un bois d'oeuvre apprécié. C'est à cet effet d'ailleurs qu'était réservée cette parcelle de la propriété du Haut-Gesvres. À la demande de la commune, Georges Legoux, expert forestier de la Compagnie bretonne de gestion forestière, en a dressé l'inventaire. Quelque 80 arbres seront ainsi abattus, soit 20 % de l'espace boisé. L'opération permettra d'offrir de meilleures conditions aux arbres laissés sur pied et d'assurer la régénération des essences présentes, dont des hêtres. Il conviendra ensuite de débarrasser les lieux des branches et troncs non commercialisables. En lisière de ce bois, le chantier du projet immobilier dit des « Baleines » (un peu plus de 90 logements) ne saurait tarder. (1) Pour en savoir plus sur le débardage : http://www.equi-debardage.com |
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27 janvier 2011 Les vallées misent sur la
viande de cheval et le lait de jument
Par Philippe Delvallée La production de viande de cheval lourd reste une option économique à ne pas négliger, à condition que la filière se mette véritablement en selle. Animal domestique, agent d'entretien de l'espace en montagne, viande de qualité : le cheval lourd présente de nombreux attraits. En Béarn, des éleveurs tentent de s'organiser. Ils veulent en particulier mieux faire connaître cette viande. Il faut pour cela surmonter quelques préjugés. « Pour moi, manger du cheval, ce serait manger mon frère », entend-on parfois. Et pourtant ! Une fois les a priori dépassés, la viande chevaline, et plus particulièrement, la chair rosée des poulains engraissés, présente des vertus non négligeables. Elle convient par exemple aux personnes qui suivent un régime. Le lait de jument ne manque pas non plus d'atouts diététiques. Ces produits ont cependant du mal à percer, y compris dans notre région. Deux hommes, André Paris, président du Syndicat d'élevage en vallée d'Ossau et Jacques Balesta, éleveur de 32 juments, à Aste-Béon, cherchent à structurer cette filière. « Ossau cheval » : trois vallées, une seule marque Les éleveurs des trois vallées béarnaises (Aspe, Ossau et Barétous) sont désormais réunis sous une même marque, « Ossau cheval » proposant des packs d'environ 5 kg (steaks, saucisses, haché) dont le prix n'excède pas 50 €. « Ce que nous voulons, commente André Paris, c'est privilégier les consommateurs régionaux, les poulains engraissés partant à l'exportation (Italie, Espagne) ». Un dossier visant à obtenir l'indication géographique protégée (IGP) est en cours. Jacques Balesta, vieux briscard de la filière, voyage au Kazakhstan à l'appui, souhaite valoriser le lait de jument. Le lait de jument, une boisson de sportifs L'éleveur a tout essayé : production de lait de jument, produits cosmétiques et koumis, une boisson fermentée dont l'origine se trouve en Asie centrale, chez les peuples nomades. Agrémentée de petit-lait, riche en lactosérum, la boisson obtenue pourrait constituer un débouché économique. Public visé : les sportifs. « Le koumis possède des vertus thérapeutiques et énergétiques. « Le lait de jument peut être un levier pour redonner ses lettres de noblesses à la filière équine des Pyrénées. Je souhaiterais mettre en place une charte de qualité lait de jument des vallées pyrénéennes ». L'Ossalois au caractère bien trempé, sait que la tache sera ardue. « Qu'il s'agisse de viande ou de produits lactés, tout le travail reste à faire. Je ne représente pour l'heure qu'une niche. Il faut bien comprendre, néanmoins, que sans une valorisation du cheval, nos montagnes se perdent. En effet, les équidés sont indispensables à leur entretien car ils mangent les refus des ovins et des bovins ». Une viande qui cherche à retrouver de fidèles consommateurs, un lait difficile à traire. Pour Jacques Balesta, l'avenir équin passe par une combinaison de produits. Les Pyrénées-Atlantiques : premier département producteur de poulinières Les Pyrénées-Atlantiques restent le premier département producteur de poulinières avec 285 éleveurs pour 1 200 juments. Certains berceaux de race viennent même s'approvisionner en juments dans le Sud-Ouest. L'origine des chevaux de trait dans nos montagnes est très ancienne. On les élevait pour faire des mulets. Avec une mule, on payait l'épicerie de toute une année, ce qui expliquait la présence d'un étalon et de deux juments en moyenne sur chaque exploitation. Cette tradition a perduré malgré l'arrivée des machines dans les champs. Ceux qui gardent des équidés sur leurs exploitations le font désormais par passion plus que par rentabilité. |
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27/01/2011, Le cheval fait de la
résistance, par Jacques Ballarin
La viande chevaline manque de visibilité. Le Girondin Éric Vigoureux investit les marchés, où il vend une tonne de viande hachée par semaine. «On en mangerait bien, mais on n'en trouve plus. » Éric Vigoureux, boucher chevalin, entend régulièrement cette complainte. « Voici comment une viande tombe dans l'oubli alors qu'il existe un public », regrette le Girondin de Saint-André-de-Cubzac, qui a quitté le marché des Capucins, à Bordeaux, en 1996, pour se consacrer exclusivement à la vente sur les marchés en plein air. Le haché en tête La famille Vigoureux, Éric et Sophie, sa femme, et les cousins, ont huit camions qui stationnent sur 36 marchés. Et ce n'est pas fini : Bergerac (24), Biscarrosse (40) et La Réole (33) réclament un boucher chevalin, Éric répondra présent. Les boucheries chevalines ayant pignon sur rue se raréfient, on en compte 650 en France. La consommation de viande est faible : un peu moins de 30 000 tonnes, 18 % des ménages en achètent au moins une fois par an, soit en moyenne 2,5 kg de viande chevaline par an et par ménage. La tendance peut changer, « l'important, c'est la visibilité », insiste Éric Vigoureux, qui vend sur les marchés une tonne de haché par semaine. Le prix du steak haché, le produit leader, est de 9 euros le kilo, l'entrecôte coûte 12,20 € le kilo, l'aloyau 17,70 € le kilo. Le tartare de cheval (les puristes prétendent que le véritable steak tartare se prépare avec de la viande chevaline) avait remporté un grand succès en 2009 et 2010, à Paris, lors des journées du Fooding, sur le thème de « la bouffe incorrecte ». Des atouts nutritionnels La filière bouge, déterminée qu'elle est « à en finir une fois pour toutes avec les idées reçues », comme cela est mis en exergue sur le dossier de presse destiné à réhabiliter la viande chevaline. Il y est indiqué que plus de 80 % des 16 000 chevaux de trait qui naissent chaque année en France sont destinés à la consommation humaine, que l'on recense 45 000 éleveurs, dont 11 000 ont des chevaux de trait, et que le développement de la filière a permis de sauver les neuf races de chevaux de trait considérées comme menacées d'extinction par l'Union européenne. Un label français verra bientôt le jour - le marché français et le marché européen fournissent les animaux abattus pour la boucherie. Éric Vigoureux achète des bêtes entières, les races lourdes, entre 8 et 12 ans, qui proviennent de France (le Pays basque, le Centre, la Bretagne, la Normandie), d'Allemagne et de Hollande. Le Girondin pointe la qualité de la viande de cheval, « son moelleux, sa jutosité, sa tendreté », rappelle qu'elle possède des atouts nutritionnels et qu'elle était prescrite autrefois par les médecins pour lutter contre l'anémie (elle contient très peu de matières grasses et constitue une très bonne source de fer). La manière dont la viande chevaline a été plébiscitée au Fooding, à Paris, a convaincu Éric Vigoureux qu'il fallait se tourner aussi vers la restauration. Le projet d'un restaurant Pour l'heure, pratiquement aucun restaurateur n'affiche de cheval à sa carte, même les adresses spécialisées dans la viande l'ignorent. Le challenge d'Éric Vigoureux pour 2012 est clair : il ouvrira à Bordeaux le premier restaurant de boucherie chevaline. Il recherche un emplacement, a des idées et est convaincu que le projet marchera. « Bordeaux, j'en suis sûr, sera l'ancrage qui permettra ensuite de créer une chaîne », explique-t-il. |
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24.01.2011, À Hazebrouck, les sacs
poubelle jaunes seront bientôt ramassés... par
un cheval, lundi - par Raphaël
Remande, Voix du Nord « Ce n'est pas un gadget mais une mesure économique. » Voici le credo du SMICTOM (syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères) qui va lancer - d'abord de manière expérimentale au Nouveau-Monde - la collecte des sacs jaunes par un cheval tirant une carriole high-tech. Explications. Un cheval pour ramasser les sacs poubelle... Vous levez les yeux, songez : « Qu'ont-ils encore inventé ? » On a eu la même réaction. Mais, avant même qu'on les titille, les élus du SMICTOM, syndicat mixte chargé de la collecte des déchets, veulent mettre les choses au clair : « On entend déjà les critiques, pointe Didier Tiberghien, le président. Mais ce n'est pas un coup de pub ou de cosmétique, sinon on ferait tourner un cheval sur la Grand-place pour ramasser les papiers. C'est un projet industriel, quelque chose de sérieux. » Pas une mince ambition, en tout cas. Les élus du SMICTOM et l'entreprise Veolia, prestataire du syndicat, veulent définir un modèle environnemental qui soit aussi rentable. Démonstration par Didier Tiberghien : « Avec le cheval, ce qui coûte moins cher, c'est qu'il n'y a pas de camion, pas d'essence. Ce qui coûte plus cher, ce sont les hommes, car il faut soigner le cheval. Si on réussit à équilibrer ça, on gagne notre pari ! » Une carriole high-tech Concrètement, Veolia va expérimenter un nouveau système de collecte et de « carriole » : « En France, il y a une cinquantaine de communes qui ont recours au cheval pour des services communaux, retrace Loïc Couttelle, directeur régional de Veolia. Mais pour les collectes de déchets, on reconvertit souvent un attelage traditionnel en acier. C'est très lourd, une tonne, et ça ne permet pas de transporter beaucoup de produits : environ 5m³. » Les ingénieurs de Veolia ont donc mis au point une nouvelle carriole : elle pèse seulement 350 kilos et peut porter 15 m³. « Le châssis est fait en aluminium utilisé dans l'aéronautique et le reste est en matériau composite. Ça n'a jamais été fait », décrit Loïc Couttelle. « Vous voyez, c'est la rencontre entre le cheval du début du siècle et le high-tech ! », s'enflamme Didier Tiberghien. Bien sûr, face au projet, des questions très pratiques se posent : un cheval ne va-t-il pas gêner la circulation ? Veolia répond qu'un camion poubelle avance à un rythme de 3 km/h en ville un cheval, à 6 km/h. Et hors de question d'emmener les chevaux sur la nationale. Le contenu de la carriole sera vidé à des « points d'échange », situés en ville, pour être récupéré par des camions qui iront jusqu'à Strazeele. « Nous ne sommes pas angéliques, il y aura toujours des camions, mais on veut s'en passer sur l'urbain », pointe Didier Tiberghien. Sauver les chevaux de trait Néanmoins, les élus et Veolia essayent de ne pas trop s'enflammer (même s'ils sont, déjà, très enthousiastes) : le projet sera d'abord expérimenté pendant plusieurs semaines dans le quartier du Nouveau-Monde, à partir du 2 février. « Ça ne doit rien changer pour l'usager , rassure Didier Tiberghien. La collecte se fera aux mêmes heures, les mêmes jours. » Quant à Veolia, elle entend se servir de cette expérience pour voir s'il existe un axe de développement industriel. Pourquoi Hazebrouck ? Pour l'opportunité, mais aussi « parce que la ville s'y prête bien avec ses trottoirs étroits et les voitures stationnées, ce qui favorise les systèmes doux ». Enfin, si l'enjeu est environnemental (un camion-poubelle dépense soixante-trois litres aux cent kilomètres), les élus et l'entreprise soulignent aussi l'intérêt de sauvegarder la race des traits du Nord. « En France, il existe neuf races de chevaux de trait, indique Loïc Couttelle. La race des traits du Nord est particulièrement menacée. » À terme, si la collecte se développe à toute la ville, trois chevaux seraient utilisés. Pour l'heure, c'est une jument de 7 ans, originaire d'Arras, qui vient de prendre ses quartiers à l'écurie Santrain, à Hazebrouck. Elle circulera pendant quelques jours en ville. Avant la première journée de test, mercredi 2 février. • |
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19 janvier 2011 Les Haras nationaux sur le
départ ? Par Aude boilley
Sud-Ouest L'activité des Haras nationaux est toujours compromise. Leur présence devrait peu à peu laisser place à des opérateurs privés, ce qui inquiète les éleveurs charentais La reproduction des chevaux doit-elle encore être un service public comme un autre ? C'est à cette question que tentent de répondre le monde équin et l'État. Lorsque les chevaux de trait peuplaient massivement les campagnes, la question semblait logique. « Mais depuis quelque temps, l'État a recentré ses activités et s'interroge sur la nature du service public de l'étalonnage, d'autant qu'il existe des opérateurs privés », présente Pascal Guimard, le délégué régional des Haras nationaux en Poitou-Charentes, basés à Saintes. Baisse du nombre de juments Présents depuis une quarantaine d'années, les Haras nationaux louent annuellement les 12 hectares de la station de monte de Chasseneuil-sur-Bonnieure appartenant à l'Association des éleveurs de cheveux de sang de la Charente. Les Haras mettent également à disposition trois techniciens pour assurer la reproduction des chevaux, quelle que soit leur race et que leur propriétaire soit adhérent de l'association ou non. Mais depuis un an, les Haras nationaux pensent à leur avenir en Charente. « En dix ans, le nombre de juments passant par la station a été largement divisé par deux. Elles étaient 300, désormais il y en a environ 130. Si on rapporte au salaire moyen, l'activité est fortement déficitaire », déplore le technicien. « Les temps ont changé, confirme Anne Clausse-Fougère, la présidente des éleveurs de chevaux de sang charentais. Avant, il y avait une station et demie de monte. Le réseau était plus dense car il y avait un besoin de proximité avec les chevaux de trait. » « Malheureusement, la notion de service public du passé n'est plus celle d'aujourd'hui. Aujourd'hui, le service public doit être rentable », déplore Thierry Clausse-Fougère, le mari d'Anne Clausse-Fougère et président régional de l'Association des éleveurs de chevaux. Devenus le 1er janvier l'Institut français du cheval et de l'équitation, les Haras nationaux ne souhaitent conserver que les activités à l'équilibre. Or la station de monte charentaise ne l'est pas. Il faudrait entre 150 et 180 juments de sang pour qu'elle le soit. « Les opérateurs qu'ils soient étalonniers, vétérinaires ou marchands de semence demandent que les actes de reproduction soient ouverts à la concurrence et qu'elle ne soit pas faussée par les Haras nationaux qui ne sont pas à l'équilibre », explique Pascal Guimard. Dans un rayon de 80 kilomètres autour de Chasseneuil-sur-Bonnieure, quatre opérateurs privés font de la reproduction équine. « Mais si on ferme, les éleveurs devront faire au minimum 150 kilomètres pour faire reproduire leur jument dans un centre des Haras nationaux », déplore Anne Clausse-Fougère. Avec la crise économique, les éleveurs se sont montrés plus sélectifs sur le nombre de saillies, ce qui n'arrange pas les finances de la station charentaise. « Les privés s'en sortent car ils font de la marge sur les étalons et beaucoup d'entre eux sont vétérinaires, ce qui diminue leurs frais. Les privés ont également des formes de gestion du personnel différente et ne peuvent choisir que certaines activités, les plus rentables », ajoute Thierry Clausse-Fougère. Des solutions à trouver Des solutions doivent donc être envisagées pour maintenir les Haras à Chasseneuil. « Les comptes doivent être équilibrés. On se donne une année pour savoir si les éleveurs qui sont allés voir ailleurs veulent revenir à Chasseneuil », annonce Pascal Guimard. Car c'est là le paradoxe de la station de monte charentaise. Les éleveurs tiennent à leur station, mais ont souvent recours à des opérateurs privés. Pour l'heure, les Haras proposent des prix compétitifs et généralement inférieurs à ceux pratiqués dans le privé. « Mais si une des solutions est d'augmenter les prix, où est la notion de service public ? », interroge Thierry Clausse-Fougère. Pour y faire face, les Haras nationaux ont pensé à une diversification, comme le débourrage ou le travail des chevaux. « Mais nous nous sommes rendu compte que le centre technique était assez peu utilisé », commente le délégué régional des Haras. Pour l'heure, trois familles vivent sur le site charentais. Aux trois employés à temps plein, s'ajoutent des temporaires en pleine saison de reproduction, de mars à juin. « Peut-être qu'une des solutions serait, au début, de n'avoir du personnel que de façon temporaire, pendant la période de poulinage », cite Pascal Guimard. À terme, l'association craint que les Haras ne se désengagent complètement et ne doivent retrouver un locataire. « Ce serait un crève-cœur de partir, nous sommes présents depuis la création de la station de monte », déplore Pascal Guimard. « C'est très important que les Haras restent. Il faut garder la vocation de la station, c'est essentiel pour la maîtrise de la diversification des cheptels équins », appuie Anne Clausse-Fougère. |
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19 janvier 2011 A Soustons (40) : "ça vire
au safari" Sud-Ouest Par
Jefferson Desport "Ce qui nous inquiète, c'est le risque d'introduction et de développement de pathogènes dans la nature". A Soustons (Landes), la Sepanso est contre le projet de centre de reproduction d'espèces menacées Le projet de créer, à Soustons, un centre de reproduction d'espèces animales en voie d'extinction, ce qu'on appelle un biome dans le barrissant jargon des spécialistes, aurait-il déjà suffisamment de plomb dans l'aile au point de ne pas voir le jour ? À ce stade, impossible d'affirmer avec l'assurance d'un vétérinaire-légiste que les premiers « coups de feu » essuyés seront fatals. Mais une chose est sûre, ce projet, qui consisterait à créer, d'ici à 2013, sur une cinquantaine d'hectares, un havre de paix pour l'hippopotame pigmée, l'okapi, le tapir malais ou le rhinocéros de Java, lesquels trouveraient donc là tout le confort pour se donner des héritiers, se trouve bel et bien dans la ligne de mire de la Sepanso. La puissante association de protection de la nature jouant dans cet inattendu « safari », le rôle du… chasseur. Pour être clair, Georges Cingal, le président de la Sepanso Landes, est résolument contre cette poussée d'exotisme. Et il ne s'embarrassera pas d'une approche à l'affût dans les taillis de la savane administrative pour le dire. Et motiver son analyse quelque peu chevrotinée… « On est passablement excédé », confirme-t-il. La loi littoral « D'abord, dit-il, la localisation du projet pose problème. On se trouve sur une commune du littoral, on est donc censé respecter la loi littoral. Ce projet se présente comme un hameau nouveau, or il s'installe sur une zone forestière, une zone naturelle. » Plus ennuyeux encore, pour que ce biome voit le jour, il faut que le plan d'occupation des sols soit révisé pour devenir constructible. « L'enquête publique est en cours, souligne Georges Cingal. Mais si le POS est modifié et que le projet ne se fait pas, qu'est-ce qu'il y aura derrière ? Par exemple, on pourra faire un zoo… » C'est ce qu'il appelle : « La politique du coup parti. » Mais ce n'est pas tout. Alors que ce projet comporte une partie ouverte au public, lequel pourra s'immerger dans une sorte de forêt équatoriale (lire notre édition du 13 janvier), la Sepanso dénonce aussi cette intrusion. « Ça fait mélange des genres, explique Georges Cingal. Pour la reproduction, le calme est un paramètre fondamental. Je sais bien que la reproduction n'est pas non-stop, mais les éléments en notre possession sont insuffisants. » Il n'est d'ailleurs guère plus tendre avec la dimension écologique du dossier. « Il y aura du photovoltaïque intégré aux bâtiments, mais comme il s'agit de panneau EDF, on retrouvera du cadmium. Ce qui signifie qu'en cas de destruction, on aura une pollution des terrains. Si pour produire de l'énergie soi-disant verte, on pollue certains secteurs, je suis désolé mais là on n'est pas dans une stratégie de développement durable. » Risques sanitaires Enfin, et bien que les espèces concernées viennent essentiellement des zoos, le volet sanitaire pose également question à ses yeux : « Ce qu'on sait, dit-il, c'est que chaque espèce a un cortège de "colocataires", dirons-nous. C'est la raison pour laquelle on s'était opposé à un projet d'élevage de crocodiles à Hagetmau. Là, ce qui nous inquiète, c'est le risque d'introduction et de développement de pathogènes dans la nature. » Autrement dit de virus et de maladies. Dès lors, que préconise-t-il pour que ces espèces menacées ne disparaissent pas ? Ce qui est quand même la raison d'être de ce biome. « Le mieux, c'est de faire la reproduction dans les milieux naturels. Ce qu'on appelle la dynamisation in situ. » Il faudrait donc que ce biome abrite des visons d'Europe et des ortolans. Très exotique vu… du Kalahari. |
| 18.01.2011 R.F.J. Suisse, Des chevaux
venus des quatre coins d’Europe à Saignelégier Le cheval sera à l’honneur durant trois semaines cet été à Saignelégier. Une rencontre internationale du cheval de trait est prévue en plus du Marché-Concours et de la traditionnelle semaine du cheval. Il s’agit de la première édition de la Route Suisse. Des équipes venues de France, d’Allemagne ou encore de Belgique feront le déplacement pour participer à la manifestation. En tout, quelque 240 chevaux et plus de 500 personnes participeront à la rencontre du 4 au 7 août prochain. Au programme: une épreuve routière de 120 kilomètres entre Avenches et Saignelégier qui sera effectuée par plusieurs attelages et des épreuves spéciales comme de la traction ou des gymkhanas. Les épreuves auront lieu aux alentours de la halle-cantine. /sbo |
| 17/01/2011 Ce week-end dans la région
de Guebwiller Westhalten Le champ de blé labouré à l'ancienne Troisième édition de la journée de labour hier à Westhalten : un groupe de passionnés de chevaux de trait, membres du syndicat du même nom, organisait sur un champ à Westhalten des démonstrations de labour. Une petite dizaine d'équidés ont parcouru quelques kilomètres, histoire de labourer le champ et surtout de s'entraîner pour le concours national de labour qui aura lieu cette année dans la région d'Haguenau. Pas de compétence particulière, ... |
| 15/01/2011 Ouest-France / Pays de la
Loire / Nantes / Les Moutiers-en-Retz Le documentaire de Nicole Front sélectionné en Suisse - Les Moutiers-en-Retz En août dernier, un article paru dans notre édition relatait la réalisation, par Nicole Front, monastérienne, avec Ulrich Jaenchen, caméraman, d'un documentaire, Eugène le Cheval, qui retrace la vie d'Eugène Lunven, paysan de 88 ans, passionné pour la terre et les chevaux de trait. Le film fait découvrir Bobine, la jument préférée d'Eugène, qui coule des jours paisibles à la Pointe Saint-Mathieu. Il retrace la vie d'un homme et de sa jument avec beaucoup de tendresse, de fêtes et d'anecdotes. C'est le portrait d'une grande personnalité qui a de l'humour, de la simplicité et qui est d'une grande convivialité. Nicole Front, avec un grand art, tourne son film et nous fait découvrir la vie parfois rude de ce paysan qui vit à l'ancienne, à l'aise dans ses sabots. Notre héros a été contacté plusieurs fois par différents réalisateurs pour tourner des films (Les volets clos, Les îles,...). Cette fois, pour le cinquième festival suisse de films Vis-Ages consacré au parcours de vie, du temps, de la vieillesse, Eugène le Cheval a été sélectionné parmi 300 à 500 films, avec une quarantaine d'autres films. Le festival a lieu du 22 au 27 février 2011, à Martigny (Manoir de la Ville, canton de Valais en Suisse). C'est la consécration pour Nicole Front et Ulrich Jaenchen d'un grand professionnalisme qui est reconnu. |
| 14 janvier 2011
Collecte de déchets au pas du cheval de trait, Mikaël PICHARD.
Ouest-France
Tous les mercredis, des pensionnaires du centre pour personnes handicapées de Saint-Amadour collectent une partie des déchets ménagers à la Selle-Craonnaise.Avant de partir, les résidants s'occupent de Gold avec soin. Des résidants d'un centre pour personnes handicapées ramassent cartons et bouteilles en plastiqueau pied des maisons à La Selle-Craonnaise. Ils se déplacent avec un attelage. Gold, un fier percheron âgé de 15 ans fait une entrée à pas de sénateur dans le bourg de la Selle-Craonnaise. Lui et son équipage assis dans la voiture qu'il tire, font presque partie du paysage. Chaque mercredi, c'est presque devenu un rituel. Cinq résidants du foyer de vie du centre Saint-Amadour (accueil des personnes handicapées souffrant de déficiences mentales), collecte plastiques, petits cartons et journaux au pied d'une cinquantaine de maisons. Une fois le ramassage effectué et la charrette pleine, l'équipe se charge d'amener le tout aux containers de la commune. « Le projet est né fin 2008, explique Philippe Manson, responsable de cet atelier. Quand on nous a proposé d'accueillir Gold, un cheval de trait, je me suis dit que ce serait bien de « l'utiliser » pour faire quelque chose d'intéressant. Et le recyclage est dans l'air du temps. » La proposition a séduit la commune. Les premières tournées ont commencé en avril 2009. Mis à part pendant les vacances, elles n'ont plus cessé depuis. Une fois par semaine, avant de grimper dans la carriole, David, Ludovic, Benjamin, Dominique et Patrice bichonnent, brossent et attellent avec Philippe, leur cheval de trait. « On propose aux habitants une prestation gratuite. Les résidants sont bien perçus et reconnus pour ce qu'ils apportent, explique leur encadrant. Cela les responsabilise. Ils savent qu'ils font quelque chose d'utile. Quand on rencontre des gens, on tape la causette. » Chaque résidant (ils sont tous volontaires) peut avoir une tâche particulière. Dominique seconde Philippe pour Gold. C'est le groom. Benjamin et Patrice donnent un coup de main pour l'attelage. « Cet atelier créé un lien privilégié avec la population. Ce que fait le résidant lui apporte une certaine reconnaissance », estime Mikaël Cloarec, responsable du foyer de vie de ce centre qui dépend de la Croix-Rouge. Avec leurs mots, leur attitude, on voit bien que les résidants sont fiers de ce qu'ils font. « Ce que je préfère, c'est rencontrer les gens », explique simplement David. « Les enfants viennent nous voir », indique une autre personne. Gold rencontre un certain succès auprès des plus jeunes ! « C'est aussi une façon de réintroduire le cheval dans la ville », commente Philippe. Une manière intelligente, utile et originale. |
| 14/01/2011 - Guebwiller
- Westhalten - Le labour, comme autrefois Retour dans le passé ou option pour cadrer au mieux avec le « Grenelle de l'environnement » ? Chacun pourra se faire une opinion, ce samedi, à partir de 10 h, à Westhalten... Toute la journée durant, un groupe de passionnés, membres du syndicat d'élevage du cheval de trait, fera découvrir au public les différentes techniques de labour, avec des chevaux, comtois. |
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08/01/2011
Easy horse,
l'école pour chevaux sera inaugurée dimanche -
Baulon - Ouest-France -
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| 07/01/2011L'Express.fr
- 5 idées reçues sur la viande de cheval
par Anne-Laure Pham Saviez-vous que les neuf races françaises de chevaux de trait sont en péril, au vu d'une baisse régulière de la consommation de cette viande? "Si vous aimez les chevaux, mangez-en", a clamé Bartabas. Voici de bonnes raisons de le suivre, ou, au moins, de mieux connaître les atouts de cette viande. - "En consommer, c'est le condamner" Au contraire, les neuf races de chevaux de trait disparaitraient sans la filière viande chevaline -98% de leur élevage étant destiné à la consommation. Elles ont d'ailleurs été déclarées par l'Union européenne menacées d'extinction, au vu de l'effondrement du marché et des importations massives depuis les pays de l'Est. 81% de la viande chevaline consommée en France aujourd'hui vient de l'étranger. Un peu moins de 30.000 tonnes de viande chevaline sont consommées en France et seuls 18% des ménages en achètent au moins une fois par an. - "La viande chevaline a un goût trop fort" Au contraire, c'est en fait une saveur douce et sucrée qui la caractérise, du fait de sa masse de muscle et de la présence de glycogène, glucide complexe. L'aspect guidera les papilles en fonction de la couleur de la viande: rouge, elle est riche en goût car issue d'un cheval adulte, rose, c'est un jeunôt (jusqu'à 22 mois). - "Ca ne vaut pas un bon steak de boeuf" Faux, si l'on tient compte des avantages diététiques du cheval: moins de 5% de lipides en moyenne, dont plus de la moitié sont des acides gras insaturés. Elle est de plus riche en fer -plus de 4mg pour 100g, d'ailleurs à l'origine de la teinte très rouge de la viande. - "Elle est difficile à cuisiner" Encore faux, puisque la plupart des pièces chevalines ne nécessitent pas une longue cuisson. Il suffit juste les saisir en surface. C'est avant tout sa tendreté et son fondant qui ravissent les amateurs. Les puristes, eux, cèdent d'abord au classique tartare! Les tribus de Mongolie auraient cuisiné cette recette dès le XIe siècle. - "Elle est introuvable" Aujourd'hui, seuls huit cents bouchers la commercialisent, il faut les trouver! Mais ils se sont adaptés à la clientèle, en se rendant beaucoup sur les marchés ou en vendant d'autres viandes. Guettez-la également en grandes surfaces. |
Dernière mise à jour : dimanche 04 septembre 2011