
2011 - avril
|
La revue de la Presse |
|
Saint-Jean-d'Angély Sauvegarder les
chevaux de trait, Laurence Guillot élève des
percherons. Enfant, à l'âge où les copines rêvaient d'un lapin nain, Laurence Guillot, née dans la ferme de ses parents, à la Brossardière, voyait déjà les choses en grand, beaucoup plus grand. Être née dans une ferme et aimer les animaux n'a rien de très original mais prend soudain plus de poids dès lors que l'on est un petit bout de femme de 23 ans et que l'on jette son dévolu sur d'imposants percherons qui font trembler le sol et hennissent bruyamment. BTS agricole et licence de commerce en poche, Laurence devient assistante vétérinaire et consacre tout son temps libre à ces gros chevaux de trait. Marqueuse, administratrice de la Société hippique percheronne de France, elle est également secrétaire de Trait 17, une association départementale qui œuvre pour la sauvegarde et la promotion des chevaux de trait. « Cette association a été créée suite à la réforme des Haras nationaux qui ont dû déléguer aux associations l'organisation de concours, explique Laurence. Elle est rattachée à l'association régionale Trait Poitou-Charentes. » Laurence Guillot connaît donc parfaitement son sujet et n'hésite pas à transmettre son savoir. Neuf races françaises « Il existe neuf catégories de trait, explique Laurence, le boulonnais, le trait du Nord, l'auxois, l'ardennais, le cob normand, le comtois, le percheron, le mulassier poitevin et le breton. Ces neuf races françaises représentent un réel patrimoine et nous sommes le pays le plus riche dans le domaine des races de chevaux de trait. » L'association Trait 17 rassemble les éleveurs et les utilisateurs de chevaux de trait en Charente-Maritime afin d'en conserver les souches génétiques et de valoriser les animaux à l'attelage de loisir ou à la traction agricole. Sur le terrain Laurence n'a donc de cesse d'œuvrer pour la sauvegarde de ce patrimoine vivant. « Je loue actuellement un étalon, j'espère qu'il sera efficace. » Elle compte sur la complaisance de sa jument que cet étalon de poids devrait séduire. Le printemps aidant, d'ici onze mois, un trait beau bébé devrait fouler le sol de la cour de ferme. Laurence pourra ainsi dresser ce trapu trotteur et continuer à proposer ses services de balades en calèche, une prestation qui lui est de plus en plus demandée pour les mariages. Le percheron est un solide travailleur, autrefois diligencier. Compagnon idéal pour le travail de la vigne, le débardage (bois), on l'utilise aujourd'hui pour l'animation (calèche dans les villes touristiques) ou pour transporter l'eau de l'arrosage municipal. Ce puissant partenaire pousse l'énergique Laurence à se battre pour sa sauvegarde. Elle a décidé d'organiser un départ groupé en bus pour se rendre le 23 septembre au haras du Pin (Orne) au Mondial du percheron. Laurence ne lésine pas sur les moyens mais le jeu en vaut la chandelle. Ce Mondial ne se produit que tous les dix ans et réuni animaux et éleveurs du monde entier. Pour faire partie du voyage de Trait passionnés, contacter Laurence au 06 85 48 41 81 ou via le site www.trait17.fr |
|
26-04-2011 Les Amis du cheval de trait Un
cheval qui perd le nord Les vitrines et les expositions ne suffisent plus à maintenir la race. D'autres initiatives ont été évoquées lors de l'assemblée générale. À partir de quand une race est-elle en voie d'extinction ? L'interrogation était sur toutes les lèvres, lors de l'assemblée générale des Amis du cheval de trait. Vingt-six adhérents résistent encore dans la région, en dépit de l'indifférence des institutionnels à l'égard d'une race qui se perd, disséminée ça et là, entre pâtures et bovins. Le cheval de trait perd le nord : c'est une évidence et les effectifs, en baisse dans leur ensemble depuis des années, en parlent mieux que quiconque. L'association refuse de se rendre à l'évidence. Ce samedi, elle accueillait Yves Spriet, le président du Stud-Book TDN, l'organisme qui tient le livre généalogique de la race. Tour de
manège des pistes possibles pour tenter de
pérenniser la race. Où en sont les
effectifs ? Quelle est la cause de
cette légère augmentation ? Y a-t-il un plan de
sauvegarde en région Picardie ? En Picardie, il n'y a pas
de protocole d'aide pour l'instant. Quelles sont les pistes
pour développer les débouchés qui pérenniseront
la race ? Et la boucherie ? |
|
26-04-2011 Laval / La Baconnière /
Archives du mardi 50 jeunes chevaux de
trait honorent le concours d'attelage - La
Baconnière Samedi, tout au long de la journée, les chevaux de traits ont séduit le public aux haras de la Poupardière. Le site a accueilli dans son enceinte verdoyante, le concours d'attelage organisé par la fédération du Maine des syndicats d'éleveurs de percherons pour toutes races de chevaux de traits âgés de 2 à 3 ans (dont certains débourrés il n'y a que quelques mois). La prestance, la puissance mais aussi la fougue de la jeunesse étaient au rendez-vous. Au total, 50 chevaux de traits ont participé aux épreuves de dressage et de maniabilité, tractant des voitures hippomobiles de style ancien ou récent. Sous la direction d'un équipage composé d'un cocher et d'un groom (personne aidant le meneur d'un attelage). L'épreuve de dressage a permis d'apprécier l'obéissance aux ordres donnés, le respect du parcours, des allures demandées, et de juger l'attitude et les figures imposées. Lors de l'épreuve de maniabilité, toute l'attention est portée sur l'observation de la trajectoire, composée de lignes droites, brisées, de slalom sur une piste étroite et sinueuse jalonnée de portes balisées par des cônes surmontés de balles. Utilisé pour la compétition, le loisir, le tourisme, la traction, le débardage, le travail de labour ou en ville, le cheval de trait signe depuis quelques années son retour en tant qu'instrument de développement durable. |
|
26/04/2011 Carhaix Foire
aux chevaux. Une 10e édition marquée au fer
rouge La 10e édition de la foire aux chevaux sera totalement débridée. Hubert Le Bec, spécialiste local du postier breton, entend redonner ses fers de noblesse à une race qui se prête volontiers à la balade. Plus passionné, tu meurs. Depuis plus de 50 ans, Hubert Le Bec ne dort pas dans le lit conjugal au début de printemps. Pendant trois semaines, en période de poulinage, il passe ses nuits dans l'écurie. « J'aime mes juments et je ne voudrais pas que cela se passe mal, confie-t-il. Il n'y a rien de pire que de devoir emmener ses chevaux à l'abattoir ». Célestine, son épouse, confirme le délit de celui qui voue depuis son enfance, une passion sans limite aux traits et aux postiers bretons. «Des chevaux d'une élégance incroyable, au panache incomparable, très fiers, puissants et vigoureux, imposants mais d'une grande docilité ». Hubert, 76 ans, est intarissable sur le sujet. Faire la promotion de ces animaux labélisés centre-bretons est devenu son cheval de bataille. Des récompenses à la pelle A six mois de la 10e édition de la foire qui s'installera place de Verdun le samedi 5 novembre, Kala goañv, le comité que préside l'homme de Kervoadoué, vient d'enregistrer une bonne nouvelle. Dans le cadre des trophées de la vie locale, opération organisée par Le Crédit agricole, le comité a raflé deux prix, l'un local, l'autre départemental. Résultat, le trésorier Jean-Michel Baudouin s'est vu remettre, outre le trophée, deux chèques d'un montant total de 2.300 €, somme qui permettra de donner un faste particulier à la prochaine foire. « On doit beaucoup à Jo Le Guen et à son attelage. Ténor, son trait breton, est magnifique reconnaît Hubert Le Bec. La chaîne Tébéo est venue filmer une balade qu'on a faite en plein bourg de Saint-Hernin. Peu à peu, notre travail est reconnu ». Une 10e édition sur trois jours La 10e édition s'étalera sur trois ou quatre jours. Le sujet est sur la table de Kala goañv qui, déjà, s'est mis aux préparatifs. Outre la foire du samedi matin (de 9 h à 13h) où près de 250 chevaux dont une centaine de poulains de l'année sont attendus, expositions, projections de vidéos, conférences, débats, concours d'attelage, etc. viendront compléter cette fête du cheval breton. Un cheval, devenu animal de compagnie, est appelé à une reconversion dans le domaine de la balade. Marie Le Boulc'h, kergloffiste de 11 ans, est précurseur dans le domaine. Elle effectue des randonnées sur le dos de son postier, cheval qu'elle juge paisible. L'an dernier, elle est venue à la foire, chevauchant sa monture. Fera-t-elle des émules? « C'est possible, admet-elle, car c'est un cheval confortable et docile qui fait preuve de beaucoup de sang-froid ». |
|
23/04/2011 Vichy Chatelus Loulou Etien, en
piste pour Pâques Loulou Etien peaufine ses derniers entraînements pour attaquer une nouvelle saison d'animations. Créateur, en 1998, de l'Association pour les chevaux de trait, il voit ce cheval peu à peu réhabilité, et il continue à présenter des spectacles originaux, qu'il améliore régulièrement. Cette saison, il propose de recevoir ses invités en son ranch du Barbenan, dès 11 heures du matin, pour... des travaux d'antan. Les dates de spectacles : 25 avril, 12 et 17 mai, 7 et 16 juin, 2, 9 et 14 juillet (pour la fête nationale : course de chars avec de multiples traversées du Barbenan) ; 2, 4 et 10 août (déjà complet) ; 2 et 22 septembre... Loulou Etien, Ranch du Barbenan, 03120 Châtelus, tél. 04.70.55.04.91, 06.69.43.04.91 ; courriel : information@loulouetien.com ; site : http\\www.loulouetien.com. |
|
22.04.2011 Une journée d'information et
d'échanges, demain, sur le lien entre cheval de
trait et handicap La Voix du Nord L'association Handi-Cheval Nord - Pas-de-Calais, présidée par Katy Fauquembergues, organise demain, à l'espace Flandre à Hazebrouck, une journée de rencontre « Cheval, environnement et handicap », à laquelle participent trois comités régionaux, Handisport, Sport Adapté et Handi-Cheval. Handi-Cheval a pour but d'aider les personnes en situation de handicap, d'insertion ou de réinsertion, à travers les liens avec le cheval et en tenant compte de l'environnement global, familial, éducatif, naturel ou dans l'apprentissage équestre. L'objectif est aussi de former à la traction animale des jeunes en difficulté, des exclus, des handicapés, pour les intégrer dans le monde du travail : de plus en plus de municipalités reviennent à l'attelage pour effectuer certaines opérations dans les communes. « Le cheval n'a pas d'a priori », explique Jean-Marc Bayard, de l'association vieux-berquinoise Les Traits du FAR (formation-attelage-roulotte). « Que tu sois Black-Blanc-Beur, handicapé ou valide, le cheval ne fait pas de différence, il joue un rôle de médiateur, tant auprès des jeunes qui n'acceptent plus le discours de l'adulte que des handicapés. Tous apprennent à vaincre leur peur et s'ouvrent peu à peu. Le fait de travailler ensemble à la traction animale et par petits groupes donne aussi une notion d'équipe. » Avec les Ladies Circle
|
|
13/04/2011 Un tour de calèche gratuit
samedi à Cabariot (17430) Traits Jadis 17 est une association pour la promotion et la sauvegarde du cheval de trait en Charente-Maritime. Son action consiste à valoriser le cheval de trait en organisant et en participant à diverses manifestations, tels que la Journée nationale de l'attelage ou des randonnées organisées avec la participation d'autres associations d'événements comme le Téléthon, etc. Le 17 avril prochain, la famille Morin, de Sainte-Radegonde, pour cette année, sera présente sur le terrain autour de l'étang de Cabariot pour cette Journée nationale de l'attelage. L'entrée sera gratuite ainsi que les tours de calèche. Il y aura des démonstrations de maniabilité. Divers stands et buvette seront sur le terrain. Ceux qui possèdent un attelage et ceux qui s'intéressent à l'univers du cheval de trait pourront venir passer de bons moments |
|
06/04/2011 Vic-Fezensac. Foire du cheval :
la qualité au rendez-vous LaDepeche.fr
La Foire du cheval de Vic-Fezensac qui s'est déroulée ce dernier week-end a connu un véritable succès, tant par le nombre de visiteurs que par la qualité de cette manifestation. Sur le champ de foire, 250 chevaux ont été présentés. « Le pari est gagné. J'avais demandé aux éleveurs d'amener des chevaux, le nombre est important, mais il y avait également la qualité ! De nombreuses affaires ont été réalisées. Je voudrais que le monde du cheval trouve à Vic-Fezensac du plaisir. Chaque élevage, chaque association ou chaque syndicat avait la possibilité de présenter des démonstrations sur la carrière, de mettre leur élevage en valeur pour entretenir le côté commercial de l'opération », expliquait le président du comité de la foire, Francis Antoniolli. On a pu remarquer des chevaux à tous les prix, de toutes catégories, de toutes régions comme les Lusitaniens, les Espagnols, les Minorquins, une nouveauté à la Foire de Vic. « Nous sommes aidés par les élus, par les éleveurs, et nous voyons l'avenir avec optimisme. Deux jours, c'est une bonne chose, cela permet à ceux qui travaillent le samedi de venir le dimanche », ajoute le président. Les randonneurs, les meneurs et les VTT ont répondu présents. Le parcours a été labellisé en présence de Robert Perrussan, président du CDTL, par Gilles Camparo, président du comité départemental du tourisme équestre, pour labelliser le parcours équestre de la randonnée qui devrait atteindre les 1000 km. « Un coup de chapeau à Nathalie Rata, présidente du centre équestre de Valence-sur-Baïse, et à Yves Ladevèze, l'animateur. Et rendez-vous pour la prochaine Foire du cheval, au mois de novembre », devait conclure l'heureux président. |
|
Eloge de la lenteur Par Laetitia Bataille,
Rédactrice en chef. N°20 - Avril 2011 Prenez les notions de développement durable, écologie, énergie renouvelable, valorisation du cheval... mettez tout cela dans un sac et secouez. Qu'en reste-t-il ? Un mic-mac d'idées floues, qui paraissent irréalistes, passéistes ou utopistes. Et pourtant... Tout le monde le sait, beaucoup le disent : on ne pourra pas éternellement continuer "comme ça". Avec des énergies fossiles de plus en plus rares et des énergies modernes non renouvelables qui peuvent, comme cela vient d'être le cas, donner la preuve d'une dangerosité... renouvelable. Il faut toujours raison garder. Certes on ne reviendra pas à la bougie et le cheval de trait ne remplacera pas le cheval-vapeur. Mais, nous le sentons bien, il nous faut limiter la consommation, la gabegie, la folie... Le développement durable alimente les conversations, mais pas toujours les hommes. Ceux qui font le choix courageux d'utiliser le cheval pour débarder du bois ou labourer une (toute petite) parcelle ont bien du mal à joindre les deux bouts. Malgré cette apparente irrationalité, des initiatives se multiplient : certaines municipalités jouent le jeu, et ont recours au cheval de trait pour d'humbles et utiles besognes urbaines. C'est une goutte d'eau dans la mer, mais elle est précieuse. Mais n'est-ce pas aussi à nous, cavaliers et amoureux du cheval, d'agir à notre niveau, en pensant notamment à la sauvegarde des races de trait ? En leur donnant une place dans nos attelages (un beau Percheron est aussi gratifiant qu'un quelconque demi-sang) dans nos randonnées (un cob normand peut constituer une excellente monture) dans nos clubs, par exemple pour des travaux comme l'enlèvement du fumier ? Certes, l'entretien d'un cheval dédié à cette fonction coûte cher (mais l'essence engloutie par le tracteur est-elle bon marché ?) Et puis, garnir et atteler fait perdre beaucoup de temps... Le temps. Dans une vie où nous courons sans cesse, la lenteur n'est-elle pas en soi une forme de repos ? Les grands voyageurs à cheval (qui seront mis à l'honneur durant le Festival "Chevaux du Monde" qui se déroule à Compiègne) ont su faire le choix de se déplacer au pas d'un cheval. Un luxe, sans doute. C'est également ce rythme que nous suggère la Journée nationale d'attelage de loisir, le 17 avril. Destiné à contrebalancer le "fast food", le mouvement "slow food", né en Italie, se développe. Il prône les produits de qualité et les techniques agricoles qui leur sont associées. Luxe encore ? Non. Un bon fromage de chèvre coûte moins cher qu'un mauvais steak (lisez notre rubrique "livres"). Et si par le biais du cheval et de l'art de vivre qu'il permet, la lenteur était le seul luxe vraiment utile ? |
|
05/04/2011 03:52 | LaDepeche.fr
Aspet. Les éleveurs de chevaux de trait font le
point Samedi, l'association des éleveurs de chevaux de trait de la Haute-Garonne s'est réunie au Bois-Perché à Aspet pour faire le bilan de l'année écoulée. Un compte rendu des activités et un rapport financier a été proposé. D'ores et déjà le calendrier pour 2011 est bien rempli, avec en point d'orgue le concours départemental prévu à Aspet le 22 octobre. Les adhérents se sont ensuite tous retrouvés autour d'un repas. |
|
08/04/2011 Le choix de la méthode douce
Paris-Normandie ENVIRONNEMENT. La ville d'Evreux a choisi la technique du débardage à cheval pour éclaircir les coteaux qui surplombent Cambolle. Objectif : remettre le site en prairie. C'est un chantier à l'ancienne, utilisant la force de l'homme et celle du cheval de trait. Depuis fin mars, du côté des jardins de Cambolle, les promeneurs lèvent la tête, intrigués… Un solide gaillard mène sans baguette, rien qu'à la voix, un solide animal qui répond au joli prénom de Prune. « Avance ! Recule ! Tourne là, là. Pas bouger. » Face à une pente à 45 %, Bruno Buttard n'hésite pas, il fait grimper Prune, bien harnachée, qui commence à transpirer. Il attache un tronc d'arbre et Prune redescend la côte, docilement, à un pas de sénateur. Le même scénario se répète toute la journée. C'est cela le débardage : mettre le bois coupé au bord d'un endroit accessible à un camion. Une opération encore plus impressionnante quand elle se fait par traction animale. « Demain, je laisserai Prune se reposer. Elle est bien parce qu'elle est calme, elle va sur ses huit ans. Je ne veux pas trop la fatiguer, surtout que le chantier va durer une dizaine de jours. J'ai trois autres chevaux de trait », explique Bruno qui exerce le métier de débardeur par traction animale depuis une dizaine d'années. Installé à Canappeville, l'ancien armurier s'est reconverti dans cette technique d'un autre temps. Avant celui des tracteurs… Le débardage à cheval c'est une méthode qui ne pollue pas et permet d'accéder aux terrains difficiles comme ici sur la côte blanche. En plus, cela ne tasse pas les sols et n'occasionne pas de dégâts. Un vrai chantier écolo ! Mais au fait pourquoi abattre ces pins noirs d'Autriche plantés il y a une bonne vingtaine d'années à flanc de coteau ? « Ces travaux de génie écologique vont permettre d'éclaircir le coteau et de lui rendre de la lumière pour que les espèces rares puissent repousser », explique Olivier Bourhis, responsable du service des espaces verts de la ville d'Evreux. Ici, au-dessus de la carrière du chemin de Valême, on est sur un sol où la craie affleure. Ces pins plantés sur 5 400 m² sont exposés en plein-vent d'ouest et risquaient de se déraciner. La ville d'Evreux, qui a acheté en septembre 2010 le terrain de 3 ha au propriétaire, a décidé de défricher cette zone placée sous contrat Natura 2 000. D'ici la mi-avril, un gros camion broyeur sera venu avaler les 400 troncs de pins transformés après séchage en plaquettes pour le chauffage. Bientôt, les moutons viendront naturellement entretenir le site. Une méthode douce, comme du côté de Saint-Michel. 3 questions à… Olivier Bourhis « La prairie va reprendre place » Responsable du service des espaces verts à la ville d'Evreux, Olivier Bourhis a suivi de près ce chantier écolo. Pourquoi déboiser ? « Cela fait toujours mal de défricher. Mais les pins ont été plantés sur un sol où la roche affleure et offrant peu de stabilité en plein vent. Ils constituaient un risque d'incendie et de chute en cas de tempête. En achetant le terrain, la ville s'est engagée à passer un contrat Natura 2 000 qui prend en charge 80 % du coût du déboisement s'élevant à 20 000 €. Le marché a été attribué à la société Environnement Forêt qui a assuré l'activité de coupe et sous-traité le débardage à Bruno Buttard ». Donc il n'y aura pas de reboisement ? « L'objectif est de redonner son caractère prairial au coteau et mettre en valeur la diversité de la végétation au sol à cause de l'ensoleillement et de la pente, comme dans les régions de montagne ou du midi ». Ce sera aussi un nouveau lieu de promenade ? « Un sentier pédestre va être créé pour faire découvrir un point de vue rare sur la ville et même un ancien abri antiaérien ». Les mares aussi Un autre chantier de génie écologique se prépare pour l'automne. Il s'agit d'une opération de déboisement autour des mares forestières (une dizaine) pour leur redonner de la lumière et de l'oxygène. Là encore, la technique du débardage à cheval sera privilégiée. Il s'agit de nettoyer les abords des mares asphyxiées par des troncs d'arbres un peu tordus et des feuilles qui finissent par étouffer le milieu aquatique. « Nous avons prévu de récupérer les arbres coupés en les transformant en bancs tout simples pour les promeneurs », poursuit Olivier Bourhis du service des espaces verts de la ville d'Evreux. Ce projet prévoit également un diagnostic faune et flore et la réalisation d'un parcours reliant toutes ces mares. Ce programme étalé sur cinq ans est mené en partenariat avec le Conservatoire des sites naturels de Haute- Normandie. |
|
01/04/2011 : Une 2e édition du National Concours
complet du cheval de trait à Trets en 2011 ? Comme vous le savez il n'y aura pas de concours régional de cheval de trait cette année à Trets comme le voulait pourtant désormais la tradition depuis plus de dix ans. Mais néanmoins la fédération de Provence du cheval de trait a pour projet d'organiser à l'autome prochain, pour la seconde fois chez nous, le National Concours complet du cheval de trait. Une grande manifestation qui n'est cependant encore pas tout à fait confirmée car cela va dépendre des subventions qui seront allouées. Pour rappel les Samedi 2 et Dimanche 3 Octobre 2010 le site du Moulin de l'Arc avait ainsi reçu 40 concurrents venant de toute la France qui s'étaient alors s'affrontés dans les 4 épreuves labour, maniabilité, débardage, traîneau et ce en présence de près de 2000 spectateurs sur les deux jours. Une manifestation qui a pour but de mettre en valeur le cheval de trait et de promouvoir son inscription dans le développement durable en portant à la connaissance du public les missions éco-responsables qui peuvent lui être confiées. |
Dernière mise à jour : dimanche 04 septembre 2011