
2011 - février
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La revue de la Presse |
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- Février 2011 - |
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28/02/2011 Deux foires agricoles les 12 et
13 mars à Saint-Pol-sur-Ternoise le samedi et à
Brêmes-les-Ardres le dimanche Quelques jours après la fermeture du Salon de l’Agriculture à Paris, le Pas-de-Calais va être le cadre de deux foires agricoles d’importance, dans le Ternois et dans le Calaisis, deux vitrines régionales à découvrir en famille. Après une première expérience concluante l’année dernière pour sa renaissance, la foire agricole de Saint-Pol-sur-Ternoise sera de retour le samedi 12 mars prochain toute la journée avec de nouvelles animations. Elles viendront notamment se greffer sur ce qui était déjà une immense ferme réunissant dans les rues de la capitale du Ternois des agriculteurs, des cultivateurs et des passionnés du monde rural. De 8h30 à 18h les habitants de Saint-Pol et de toute la région pourront ainsi découvrir les richesses du terroir. Le lendemain, dimanche 13 mars, c’est du côté de Brêmes-les-Ardres que le monde agricole a rendez-vous, pour la foire agricole, huitième du nom, organisée par l’association la Campagne brêmoise. Voici le programme des deux manifestations. Le samedi 12 mars, à Saint-Pol-sur-Ternoise, ce sont d’abord les enfants qui seront choyés puisque, en plus de voir et toucher les animaux tels que poules, canards, lapins, moutons, vaches…), ils pourront participer à des ateliers et animations pédagogiques. Les adultes, eux, seront sans doute très intéressés par les expositions de matériels agricoles, de voitures d’occasion, d’animaux avec les démonstrations de chevaux boulonnais, de maréchalerie... Pour sa part, le Pays du Ternois proposera un forum des métiers de la nature animé par des rencontres avec des professionnels, des témoignages. Côté festif, la foire agricole et rurale sera aussi l’occasion de la foire aux manèges de printemps (du 12 au 20 mars), d’un marché aux camelots et d’un marché du terroir avec vente de produits locaux, tandis que la troupe des Pères la Joie accompagnée des géants Piff et Paff, des enfants du carnaval de la Maison de la vie associative, et de la fanfare Les Indépendants de Bailleul, défileront à travers les allées de la foire. Des concours de lancer de ballots, lancer de fer à cheval… assureront également l’animation. À noter que pendant toute la journée, plusieurs restaurants et brasseries de la commune proposeront les plats traditionnels que sont les tripes, la tête de veau et la tarte au libouli. La mini-ferme se tiendra place Mitterrand avec une basse-cour, des chevaux de races Boulonnais, Halfinger, Henson, Fjord…), des vaches de différentes races (Prim’Hosltein, Montbéliarde, Rouge flamande…). Le marché du terroir réunira les producteurs et artisans locaux rue d’Hesdin. Les jeunes agriculteurs (moins de 35 ans), s’installeront face à l’hôtel des impôts pour proposer des animations dont une activité pédagogique autour du blé et de la farine… et une dégustation de crêpes. Le forum des métiers de la nature du Pays du Ternois sera lui aussi près de l’hôtel des Impôts en compagnie de nombreux partenaires et des acteurs locaux de la filière invités à promouvoir leurs métiers. À proximité on retrouvera aussi les adhérents du réseau Savoir Vert, l’association À petits pas, Ch’ti lapins… Le matériel agricole d’aujourd’hui sera exposé avec des engins de la dernière génération, depuis la tondeuse pour les particuliers au tracteur high tech destiné aux professionnels. Plusieurs concessionnaires automobiles du Ternois viendront compléter l’exposition place des Impôts. Pour tout savoir sur l’énergie bois, les personnes intéressées pourront assister à une conférence sur le thème « Le bois, une énergie d’avenir », jeudi 10 mars à 20h au centre consulaire de Saint-Pol-sur-Ternoise, place de Verdun, ou découvrir le samedi 12 mars une exposition sur les différents types d’appareils de chauffage au bois. Renseignements : www.saintpolsurternoise.fr Le lendemain à Brêmes-les-Ardres Pour la huitième année, l’association La Campagne brêmoise organise sa désormais traditionnelle foire agricole. L’édition 2011 aura lieu le dimanche 13 mars, à partir de 10h, au cœur du village, avec au programme des attractions foraines et équestres, des animations autour du monde agricole, une exposition de miniatures agricoles, de matériels agricoles, des animaux en grand nombre, un village du terroir et des métiers, un spectacle patoisant… On y trouvera également une importante collection d’anciens tracteurs agricoles qui rappelleront bien des souvenirs à certains, des démonstrations réalisées par un maréchal-ferrant, un ébéniste, un peintre, un artisan verrier… sans oublier au chapitre des nouveautés 2011 la prestation d’une troupe patoisante maniant l’humour avec talent, et la possibilité de profiter des saveurs du méchoui. Renseignements sur www.campagnebremoise.fr |
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27/02/2011 Le cheval boulonnais, vedette
de la fête du timbre encore aujourd'hui à la
mairie de Boulogne - La Voix du Nord En 2010 à Boulogne, la fête du timbre avait braqué ses projecteurs sur l'eau ... et les plumes métalliques. Cette année, ce sont « les produits de la terre » qui sont à l'honneur. Un thème à l'unisson du salon de l'agriculture qui se déroule depuis une semaine à Paris. Déclinaison locale : les chevaux boulonnais, et un fruit délicieux bien de chez nous : la fraise de Samer. En haut des marches, le visiteur est d'ailleurs accueilli par un stand couvert de cartes postales, d'enveloppes et de timbres à l'effigie du majestueux animal. À se procurer pour quelques euros. À côté, le dessinateur Bruno Ghys dédicace des aquarelles et dessins originaux sur le même thème. Dans la grande salle des cérémonies, de nombreux panneaux et planches sont consacrées au fier cheval de trait boulonnais. Un film de 1936 !
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26/02/2011 Adieu le tracteur, bonjour le
cheval de trait !En bref - L’essentiel de l’info Retour en arrière et aux coutumes d'antan pour certains agriculteurs qui boudent le tracteur pour lui préférer... le cheval de trait. Les défenseurs de cette étonnante tendance utilisent à nouveau des Percherons pour labourer leurs champs. Virginie Garin a rencontré des éleveurs de chevaux de trait au Salon de l'Agriculture. |
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26/02/2011 Grâce à Tequila, les Van Vooren
peuvent trinquer à leur premier salon de
l'agriculture, par Jérémy Lemaire Maroilles, vache Bleue du Nord, cheval Trait du Nord... L'Avesnois est, cette année encore, bien représenté au salon international de l'agriculture. Alors que l'événement s'achève demain, nous avons décidé d'aller à la rencontre du couple Van Vooren. Cette semaine, ces agriculteurs de Berlaimont étaient présents, accompagnés de Tequila, leur jument Trait du Nord, pour la première fois au salon. Ils nous livrent leurs impressions. Ils l'exhibent fièrement cette médaille. Une galette de métal argenté prolongée d'un ruban tricolore. Mercredi, Tequila, la jument d'Anne-Marie et Jacques Van Vooren, a décroché la deuxième place au concours général du salon de l'agriculture, catégorie Trait du Nord. « C'est sensationnel, souligne simplement Jacques Van Vooren. Elle termine deuxième sur six juments présélectionnées parmi 200 autres par le syndicat d'élevage des Traits du Nord. Et déjà, rien que le fait d'être sélectionnés pour Paris... » Un exploit pour ce couple d'agriculteurs, éleveurs de chevaux de trait depuis seulement un peu plus de cinq ans. « C'est la chance du débutant », sourit même Jacques. Mercredi, une fois la folle circulation parisienne bravée, les Van Vooren sont entrés dans cette vaste vitrine du monde agricole. « C'est la première fois que l'on y va en tant qu'éleveurs, et ça vaut vraiment la peine d'être vécu », relate le Berlaimontois. Pourtant, au départ, le couple a des réticences à laisser partir leur championne. « Les juments ne sont pas habituées à cette ambiance, au monde, à la lumière, à la chaleur... On l'a tondue avant le départ. » Sous les feux de la rampe, Tequila, beau bébé d'un peu plus d'une tonne, n'a pourtant pas perdu ses moyens, bien campée sur ses jambes. Le jury l'a étudiée à la loupe. « Dans le concours modèle et allures, le cheval doit bien marcher, bien trotter, parallèle à l'axe de son corps, détaille Jacques Van Vooren. La profondeur d'épaule, la longueur des pattes, la rondeur de la fesse... Tout compte. » Et surtout, ces belles ont été tressées, brossées, en un mot bichonnées pendant une heure et demie avant le concours. Les concours, une passion qui prend du temps. De l'argent aussi : « Pour une jument, il faut compter au minimum un hectare de pâture par an. Plus le vermifuge, le ferrage, les vaccins, etc. ». Et pourtant, les Van Vooren ne regrettent rien. Le père d'Anne-Marie était étalonnier en Belgique. Elle a tout naturellement attrapé le virus. « Il y a quelques années, on a acheté une première jument, sourit Jacques. Maintenant, on en est à six, plus un étalon pour la reproduction. » Car Tequila est un pur produit de l'élevage des Van Vooren. Née et élevée à Berlaimont. « Elle est vraiment adorable, très douce », glisse Anne-Marie. Et à 4 ans seulement, Tequila a un bel avenir devant elle en concours. « Elle a été championne à Bavay, à Cambrai, à Allennes-les-Marais (près de Seclin)... », compte Jacques. Et maintenant ? Les Van Vooren vont continuer à « apprendre tous les jours ». « Au départ, on n'y connaissait rien aux chevaux », lâche Anne-Marie. Depuis, visiblement, ils ont rattrapé le temps perdu. |
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25:02/2011 Lamballe. Présentation des
étalons Tous les ans, les éleveurs de chevaux de trait breton viennent nombreux assister à la présentation des étalons du Haras National de Lamballe. La saison de monte va bientôt débuter et c’est le moment de finaliser leur choix de reproducteurs pour accoupler au mieux leurs poulinières. Cette année, l’Institut français du cheval et de l’équitation profitera de cette traditionnelle journée des éleveurs pour mettre en valeur les façons d’utiliser le Cheval Breton. Ainsi une exposition de photos, dans l’écurie 4, montrera le cheval au travail, hier et aujourd’hui. L‘association pour la contribution à la promotion du cheval breton fera des démonstrations de maniabilité, traction et débardage. Les attelages du Fot, quant à eux, présenteront du matériel moderne, léger et adapté à l’entretien de petites structures d’équidés. Programme de la journée Approbation des étalons Bretons (étalons privés) 14h à 17 h. Carrousel des attelages nationaux; démonstration de chevaux attelés (maniabilité) Présentation en main des étalons nationaux. Démonstration de traction animale carrousel monté |
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24/02/2011 Sauvons les chevaux de trait
boulonnais ! La Voix du Nord Au salon de l'Agriculture, rayon syndicat hippique boulonnais, on interpelle les passants. « Signez notre pétition ! » Une pétition ? Quelle pétition ? Pour sauver nos chevaux de trait, pardi. Vous ne le savez peut-être pas, mais c'est tout un patrimoine qui risque de disparaître. « On nous a annoncé une baisse de la prime de concours et de la subvention de fonctionnement pour le syndicat. » Le débouché de la vente en boucherie diminue ainsi que les naissances (600 en 2000 et 201 en 2010) alors que l'engouement pour la race, notamment dans le tourisme, ne faiblit pas. La pétition, qui a recueilli 300 signatures au premier jour du salon, sera déposée au ministère de l'Agriculture. |
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23.02.2011 Salon de l'agriculture à Paris
: les éleveurs boulonnais ont la gagne ! - par
Marion Wattiaux Avec leurs animaux, ils ont remporté des premiers et seconds prix. Les éleveurs boulonnais ont la part belle dans l'agriculture française et internationale. Le Parc d'exposition fourmille dans tous les sens. Les enfants babillent, les visiteurs commentent, les commerciaux racolent, tandis que les chevaux s'impatientent, que les vaches ruminent et que les chats... dorment. Le salon de l'agriculture, c'est ce mélange d'odeurs et de sons si particulier mêlé à l'excitation des concours.
Vache au lait d'or Et celui qui termine
premier, il entre dans la légende. » C'est chose
faite ! Un air boulonnais |
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22/02/2011 L’avenir du cheval passe par la
création d’un syndicat Maurice Chalayer, proviseur du lycée agricole d’Yssingeaux a eu le plaisir d’accueillir à l’amphithéâtre de l’établissement, une cinquantaine d’éleveurs professionnels et amateurs du département. Toute la filière du cheval était représentée, des professionnels, enseignants, éleveurs de chevaux de sport et de trait, aux amateurs pratiquant l’équitation de concours ou passionnés de promenades et randonnées équestres. L’objet de cette rencontre, initiée par Gil Aleyrangues, directeur du centre équestre du Legta, était bien de lancer l’idée de la création d’un syndicat d’éleveurs de chevaux et poneys en Haute-Loire. Cette assemblée générale constitutive, à laquelle participaient Robert Maury, président du conseil régional du cheval d’Auvergne et Patrick Delaunay, président des éleveurs de chevaux de sang du Cantal, a permis d’évaluer une situation dite de crise dans le milieu du cheval et de conforter la mise en place (enfin !) d’un syndicat altiligérien élargi à l’ensemble des acteurs de la profession. « L’avenir des Haras nationaux reste très incertain. De toute façon, nous nous dirigeons vers une gestion public/privé de la filière, et que le département de la Haute-Loire se doit d’être initiateur de projets », expliquait le président Delaunay. Robert Maury a souligné l’idée du conseil régional du cheval d’Auvergne de favoriser le croisement cheval de trait/cheval de sang pour obtenir un équidé qui pourrait être plus facilement commercialisé et notamment vers les structures d’enseignement et vers l’équitation de loisirs. « Un cheval robuste et gentil qui permettrait aux éleveurs de chevaux de trait de mieux valoriser leur élevage. » « Le lycée agricole d’Yssingeaux peut, dans le cadre de ses missions de développement et d’expérimentation, aider à la mise en place de ce syndicat et être un des acteurs du projet », rapellait le proviseur Maurice Chalayer, relayé par Gil Aleyrangue, le directeur du centre équestre qui précisait que « l’édition 2011 de la semaine du jeune cheval, en avril prochain, à Yssingeaux, est un des facteurs de développement de la filière ». Un rendez-vous vitrine de l’élevage du cheval et du sport équestre, qui attire chaque année, nombre de passionnés et de professionnels d''Auvergne, de Rhône-Alpes et d’autres régions. |
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22/02/11 Hippisme : les sociétés de
courses vont davantage soutenir la filière
équine Bruno Le Maire -Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire- a visité ce matin, au Salon International de l'Agriculture, le hall qui accueille les chevaux de trait, les ânes et les mulets. A cette occasion, il a salué le "dynamisme de ces filières", et a renouvelé l'engagement du Gouvernement pour les soutenir. Dans le cadre des compensations financières liées à l'ouverture des jeux en ligne, il a demandé avec François Baroin -Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, Porte-parole du Gouvernement- aux sociétés mères des courses de soutenir plus fortement les autres secteurs de la filière équine. Celles-ci en ont accepté le principe. La participation des soc iétés de courses aux primes de concours des chevaux de sports et de trait sera ainsi doublée. Le Gouvernement a demandé à la Société hippique française de poursuivre les réformes engagées pour devenir la société mère du cheval de sport et a salué le travail de son Président Marc Damians. L'objectif est de favoriser la sélection des meilleurs chevaux de sport et de trait et de soutenir les éleveurs et au premier rang d'entre eux, les agriculteurs. Bruno Le Maire et François Baroin ont salué la solidarité de la filière cheval dans son ensemble. Elle représente 70.000 emplois et est "un élément important de l'aménagement du territoire". Les Ministres ont renouvelé leur engagement pour "faire aboutir la reconnaissance du modèle français des courses auprès de la Commission européenne". |
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19/02/2011 L'Eveil > Haute-Loire :
naissance du premier syndicat d'éleveurs de
chevaux et de poneys altiligériens «On avait prévu la salle de réunion et puis on s'est rendu compte que ça n'allait pas suffire ! ». Alors Maurice Maurice Chalayer, le proviseur du lycée agricole d'Yssingeaux-Le Puy, a accueilli jeudi soir la cinquantaine d'éleveurs de chevaux et de poneys du département dans le grand amphi de l'établissement. Ils sont venus des quatre coins de la Haute-Loire, mais également de Haute-Ardèche, de la Loire et de toute l'Auvergne. Ceux qui ne pouvaient être présents ont appelé pour dire qu'ils comptaient adhérer. Même les copains du Cantal sont venus soutenir la démarche. Une assemblée très diverse et significative de la richesse de la filière était réunie (c'est rare), avec des éleveurs professionnels et amateurs, de chevaux de trait comme de sang, de sport et de loisir, poneys compris, des agriculteurs exerçant l'élevage équin en parallèle d'une exploitation, des passionnés, professeurs, salariés de la filière, gestionnaires de centres équestres... « Ce n'est pas une association sectaire » a dit Gil Aleyragues, le directeur du centre équestre d'Yssingeaux, « il faut mettre en avant tous les acteurs à travers le travail et les manifestations du syndicat». L'assemblée générale constitutive de cette toute nouvelle association a reçu la visite et le soutien enthousiaste des autorités du cheval en Auvergne, avec la présence de Robert Maury, le président du conseil régional du cheval d'Auvergne, du comité d'équitation régional et éleveur-étalonnier dans l'Allier, et de Patrick Delaunay, président des éleveurs de chevaux de sang du Cantal. |
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19/02/2011 100e Fête de l'âne et du cheval
à Romagne Cent ans déjà, ou plutôt 100 éditions des concours d'élevage de Romagne. C'est pourquoi cette année, le programme des animations sera enrichi et prolongé. Pour finaliser ce programme dont l'invité d'honneur sera le Shire, les membres du comité d'organisation de la fête de l'âne et du cheval se sont réunis, mercredi soir, à la salle de la mairie. Le Shire, invité d'honneur Le Shire est une race de cheval de trait britannique, originaire du nord de l'Angleterre. C'est une des plus anciennes races équines d'Europe. Le Shire est aussi surnommé « gentil géant » grâce à sa docilité et à sa grande taille (1,80 m en moyenne, jusqu'à 2 m). Il détient le record du plus grand cheval au monde. Il est facilement reconnaissable avec ses fanons très abondants et ses grandes marques blanches. L'utilisation du Shire est multiple : attelage, loisir, spectacle, dressage... Il est très doué pour le spectacle car sa stature et ses allures impressionnent naturellement. Pour cette 100 e édition, le comité d'organisation a décidé de marquer l'évènement, avec de nombreuses animations. Outre le concours officiel départemental et régional, au programme : équibrocante, exposition de photos anciennes et de plaques de concours, démonstration de traction animale, présence d'un dentiste équin, balade des randonneurs équestres, animation de trompes de chasse, repas à 12 h, arrachage des pommes de terre au profit de l'école communale, équitation et dressage éthologique, carrousel avec le Poney-club de Saint-Secondin, parade finale et tombola. La journée se prolongera le soir avec l'accueil des randonneurs du CDTE et du centre équestre de Villenon, puis spectacle de joutes médiévales et soirée bivouac animée par le groupe de musique celtique Devil's Dream. |
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18/02/2011 L'Ardennais... un patrimoine
bien vivant Au milieu des Texel, des Ile de France (moutons), autres Prim Hostein ou Limousine (vaches), l'Ardennais... le cheval de trait ardennais sera de la fête à l'occasion du Salon de l'agriculture à Paris. Pour Laurent Forget, 43 ans, exploitant agricole à Saint Laurent (08), c'est un sentiment de fierté qui domine, car pour la seconde fois, il aura la chance d'aller représenter la race du Trait ardennais au concours du Salon international de l'agriculture à Paris à la fin de la semaine. Après Katty de Mazy en 2005 (qui avait terminé seconde au classement général), c'est Toscane de Mazy, une parente, une pouliche de 4 ans à la robe baie qui aura les honneurs de défiler devant un jury de professionnels notant la présentation, la tenue ou encore la conformité avec le standard de la race. « C'est la récompense d'un travail de longue haleine et d'une passion chevillée au corps. Se retrouver à Paris, c'est un grand honneur » précise Laurent Forget. À la tête d'un cheptel d'une dizaine de chevaux (4 juments, 2 étalons et plusieurs poulains), les chevaux de trait ardennais sont une institution dans la famille. « Ça fait 5 générations qu'on les élève par plaisir. Aujourd'hui, nous prenons soin à faire perdurer et valoriser la race, mais avant, ces chevaux nous étaient bien utiles » explique Laurent. « Plus jeune, je les ai attelés pour le labour ou les foins, car nous n'avons eu notre premier tracteur qu'en 1984. C'est donc tout petit que j'ai attrapé le virus et en plus, ce sont des animaux très attachants », tout en ajoutant, un brin chauvin, « de toute façon, l'Ardennais est le roi des chevaux de trait, c'est la plus ancienne race lourde, les autres qu'ils soient Auxois, Percheron ou Boulonnais, sont tous issus du patriarche ardennais ». Si le folklore autour du cheval de trait le fait sourire (notamment l'attelage), son utilisation dans le débardage en forêt, dans des gestes écocitoyens de ramassage d'algues sur les plages ou d'ordures ménagères dans certains villages attire toute son attention. Un chemin parsemé d'obstacles Mais concourir à Paris n'est pas chose aisée, une sélection draconienne entre en ligne de compte. « Il faut participer à plusieurs concours locaux ou organisés par les haras, ensuite le juge de paix vient de notre performance au National de Vittel (chaque année début septembre), car il ne faut pas avoir une note générale en dessous de 16/20. Ensuite, une présélection s'opère, ce qui nous ouvre les portes du concours au Salon de l'agriculture de Paris ». Sur place, le stress du transport passé, Toscane de Mazy devra s'acclimater à l'atmosphère citadine tout en restant à l'attache dans son box individuel. Pansée, choyée, sabots briqués, crinière tressée, néanmoins, chaque jour, elle ira se dégourdir les jambes avec les sept autres Ardennais sélectionnés, devant le public de curieux. « Il n'y a aucune rivalité entre les éleveurs. Nous sommes une grande famille, nous sommes tous fiers de nos chevaux. On se file des coups de mains car, pendant l'événement, on doit également s'occuper de notre exploitation, alors, chacun veille sur l'animal de son copain ». Même si certaines des juments de Laurent ont été vendues à des particuliers en Pologne, en Espagne ou encore à Grasse dans le sud de la France, un titre à Paris ne changera pas grand-chose côté porte-monnaie, puisque à la revente, une jument suitée dépasse rarement les 2 000€. Quand on vous dit que seule la passion reste le moteur de ces amoureux de l'Ardennais ! O.M-L L'Ardennais, le trait d'union L'Ardennais est une des races de chevaux de trait les plus anciennes de France. On le présente souvent comme un descendant direct du cheval de Solutré. Tous les empereurs romains dès Jules César ont largement puisé dans cette population chevaline. L'évolution de la race a beaucoup été conditionnée par les besoins de la guerre mais aussi de l'agriculture. Sous l'empire, l'Ardennais était devenu un petit cheval réputé pour sa rusticité, sa sobriété et son endurance. Un épisode lié au cheval ardennais a largement marqué la mémoire populaire : seuls les chevaux ardennais seraient revenus vivants de la campagne de Russie alors que 12 000 à 14 000 chevaux y trouvèrent la mort. Les militaires qui survécurent à cette expédition racontèrent que les chevaux ardennais se contentaient pour toute nourriture du chaume qui recouvrait les habitations, et qu'ils résistaient au froid, à la fatigue et à la faim. Au XXI siècle, une importante infusion de Trait Belge, qui s'est poursuivie jusqu'à la première Guerre mondiale, a entraîné une augmentation du format de la race pour produire un cheval plus osseux, plus étoffé, plus puissant, susceptible de travailler les terres lourdes des grandes exploitations de l'Est de la France. Aujourd'hui, le cheval de trait ardennais se rencontre partout en France et principalement dans tout le quart nord est de la France, dans le Massif Central et dans les Pyrénées. Vous pouvez le rencontrer dans la plupart des zones herbagères ou il participe à l'entretien de l'espace. 4ème race française de chevaux de trait. 530 éleveurs. 240 étalons en activité. 1500 juments saillies en race pure. 800 poulains immatriculés chaque année. |
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17/02/2011 Quatorze chevaux comtois au
salon de l'agriculture Le
salon de l’agriculture se déroulera du 19 au 27
février au Parc des Expositions à Paris. Côté concours, quatorze chevaux comtois participeront aux différentes épreuves. Cinq étalons et sept femelles seront présents pour le Concours général agricole qui récompensera le meilleur étalon et la meilleure jument d’élevage. Une femelle prendra part au Trophée National du Cheval de Trait et deux chevaux comtois au Trophée Traits d’Avenir, deux trophées qui verront s’affronter autour d’épreuves variées les meilleurs chevaux de trait d’utilisation. Enfin, compétition de jugement aussi pour les jeunes pointeurs qui devront apprécier au plus juste le modèle d’un cheval par rapport au standard de la race ainsi que ses allures au pas et au trot. Nos beaux comtois assureront également le show en présentant des spectacles de qualité, notamment avec la Troupe Jehol. |
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17/02/2011 Ouest-France /
Bretagne / Rennes / Hédé Le long de la rigole,
on entretient les berges à cheval - Hédé Sur 7 km, la rigole d'Hédé, créée vers 1830, relie l'étang d'Hédé au canal d'Ille-et-Rance. Depuis 2008, le canal est la propriété de la Région Bretagne et la gestion au quotidien est confiée à l'Institution du canal d'Ille-et-Rance Manche-Océan Nord créée en 1990 (Icirmon). L'entretien des berges et du boisement nécessitent un suivi pour des raisons de sécurité. Véronique Veron, ingénieur, a missionné un chantier d'abattage et de débardage (1) à cheval sur 5 km, le long de la rigole d'Hédé pour un coût de 10 000 €. 38 arbres par débardageà cheval Le chantier a débuté lundi 7 février pour une quinzaine de jours. Sur les lieux, une entreprise de Silly-en-Gouffern ( Orne), Spiral-bois s'occupe du débardage. L'équipage est composé de deux chevaux : un trait du Nord, Topaze, 4 ans et Jojo un percheron, 14 ans, menés par Damien Potel et accompagné d'un bûcheron, Damien Lasne. Le débardage à cheval est nécessité par un abord de la rigole étroit sur plusieurs kilomètres. Véronique Veron a choisi les arbres, au nombre de 38. « Ils sont âgés, pour certains morts et leurs branches sont cassantes. Ce sont des châtaigniers, des hêtres, des chênes, des frênes et des acacias. Le recours au débardage à cheval a été expérimenté en 2009 à Betton. Il a montré plusieurs avantages : le respect de l'environnement, un maintien de l'état de la rigole, la beauté du travail et de l'entente entre les chevaux et leur meneur ». Vendredi 18 février, le matin visite du chantier par les élèves de l'école publique des Courtillets de 9 h 30 à 10 h 30 et par les élèves de l'école privée l'Abbé-Pierre de 10 h 30 à 11 h 30. L'après midi les lieux vont être ouverts au public, le long des berges de la rigole d'Hédé. (1) technique de sylviculture qui consiste à transporter des arbres abattus de leur lieu de coupe vers une route ou un lieu de dépôt |
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16/02/2011 A quelques jours du départ, Le
Boulonnais à la conquête de Paris Daniel Louchet, éleveur de chevaux de trait Boulonnais, s'apprête à partir pour le salon de l'agriculture avec trois de ses protégées. Entre concours d'élevage et représentations, le Nordiste n'en est pas à son coup d'essai Au lieu-dit La Wattine, c'est branle-bas de combat. Tandis que Daniel Louchet, agriculteur éleveur, s'active à la ferme pour ne pas « laisser une plus grosse part de travail aux autres » durant son absence. Sa femme, Sabine, gère l'intendance et prépare le périple. Cette année, l'éleveur de chevaux Boulonnais emmène trois juments au salon : Rabouille, 6 ans, Neige, 10 ans et Mégane, 11 ans. Les deux premières exécuteront différentes démonstrations : tantôt attelées par leur propriétaire, tantôt longées ou guidées aux longues rênes, elles devront également se plier à l'épreuve de la traction. « Rabouille devra tirer un tronc de 800 kilos », explique l'éleveur. Et au vu de la morphologie de la jument grise, nul doute que Rabouille devrait aisément y parvenir. D'ailleurs, l'année dernière, la Boulonnaise avait terminé troisième du trophée jeunes chevaux du salon. Oreilles courtes et encolure longue Quant à Mégane, elle participera au concours modèle et allures pour fièrement représenter la race. Oreilles courtes, encolure longue, tête plate, tonicité, musculature... Les attributs d'un beau cheval Boulonnais sont spécifiques. Mais Daniel Louchet est confiant. Et ne se met aucune pression. « Lors d'épreuves d'attelage, il faut travailler pendant plusieurs mois pour que tout soit au point, assure le passionné. Pour le concours de modèle et allures, il s'agit juste de prendre soin de ses bêtes ». Et c'est peu dire d'affirmer que l'éleveur est aux petits soins avec ses protégées. Tondues, elles seront lavées et minutieusement toilettées avant de partir. Le trait Boulonnais, une affaire de famille Daniel Louchet, avec l'aide de sa famille (sa femme Sabine et leurs trois enfants, Élise, Jérôme et Laurent) ne compte pas ses heures pour que la passion du Trait Boulonnais puisse perdurer à La Wattine. La famille compte une quarantaine de chevaux, dont six étalons approuvés pour la monte, tous d'origines différentes. Une fierté pour Daniel Louchet. « Mon grand-père et mon père élevaient des chevaux Boulonnais, explique le passionné. J'ai baigné dans cette quasi tradition dès l'enfance. J'ai d'ailleurs connu le travail au champ avec les chevaux, avant que le tracteur n'apparaisse dans les fermes au début des années 70 ». Daniel « pense cheval », comme l'affirme son épouse, qui regrette le temps où les agriculteurs emmenaient leurs chevaux aux champs. « Le cheval favorise indéniablement les rapports entre les hommes, assure-t-elle. Et puis, les cultivateurs n'étaient pas seuls lorsqu'ils travaillaient. Ils partageaient quelque chose avec leurs chevaux. Et pas question de les rentrer à l'écurie le vendredi soir pour ne les ressortir que le lundi ! Les chevaux demandent du temps et de l'attention ». Daniel Louchet affirme d'ailleurs que l'arrivée du tracteur a quasiment été un drame dans la vie de son père. Le départ pour le salon est prévu pour vendredi 18. D'ici là, Daniel Louchet redoublera d'efforts pour que son exploitation ne pâtisse pas de son absence. Depuis 1959, chaque année sans exception, les chevaux de l'élevage obtiennent des récompenses. Sans pression, Daniel Louchet part néanmoins au salon dans l'espoir de ramener une ou plusieurs plaques en fer rouges ou bleues, emblèmes d'une passion et d'une bonne dose de travail quotidien. Sylvia FLAHAUT |
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16/02/2011 Haute-Savoie, [Moi je ne skie
pas] Le ski joëring, des paysans à la
compétition Ce “truc-là” remonte à 2 500 ans avant Jésus-Christ. C’est dire si ce n’est pas une mode volatile made in USA ! Le Dauphiné Le ski-joëring nous arrive de Suède. À l’époque, il était avant tout un moyen de déplacement sur la neige, principalement utilisé par les paysans. En 1928, il était sport de démonstration aux Jeux olympiques de Saint-Moritz, mais n’est pas allé au-delà. La discipline que nous vous proposons aujourd’hui est principalement axée sur la balade ludique. le guide de haute montagne Christophe André - et ses cinq chevaux de trait - vous la propose, aux Houches ou à Servoz, en fonction de l’enneigement. Amateur de chevaux ou pas, cette discipline vous séduira sans aucun doute, tant elle est à la fois simple amusante… À condition toutefois de bien se conformer aux instructions de Christophe, maître en la matière ! |
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10/02/2011 Les chevaux peuvent retrouver une utilité en ville Ramasser les poubelles, emmener les enfants à l'école, promener les touristes... Les chevaux de trait se cherchent une nouvelle activité. L'école nationale du Pin mise sur les chevaux territoriaux. Ils sont Belges, agents espaces verts dans leur commune près de Bruxelles. Mais cette semaine, Manu, le directeur de service et ses trois agents sont venus se mettre au vert au haras du Pin. Passer un « permis de conduire » façon chevaux de trait. A quoi cela peut bien servir ? « Nous avons 830 poubelles publiques à vider cinq à sept fois par semaine. Nous allons remplacer l'un des huit camions par un cheval attelé à une remorque, ce sera un Ardennais belge », explique le responsable du service, Manu. « On peut aussi imaginer un travail social avec les scolaires et les personnes âgées. Aller les chercher avec l'hippobus pour les amener au jardin pédagogique, par exemple. » Une valeur économique Pour mener à bien ce projet, il fallait former les agents. D'abord, il y a eu un appel d'offre auprès des 200 personnes du service. Finalement, trois ont été retenus. S'ils connaissaient un peu les chevaux, ils n'en savaient pas assez pour savoir les guider en toute sécurité en ville. « Il est difficile en Belgique de trouver des meneurs confirmés. Comme nous avons un partenariat avec les haras nationaux, nous sommes venus nous former ici. » Des tours de voiture hippomobile, ils en ont fait dans l'allée Louis XIV, avec Nectar et les autres chevaux de trait normands, cobs ou percherons. Passer entre des quilles, s'arrêter à hauteur de l'escalier arrière. Manoeuvrer. Quelques tours en ville, à Argentan, aussi. Tout cela sous l'oeil très attentif du responsable de la formation, Louis Basty. Pour lui, ce type d'utilisation des chevaux de trait a de l'avenir. « Le cheval de trait n'a plus la viande, n'a plus les aides, il faut qu'il se trouve une valeur économique. » Les attelages sont formés de meneurs en formation, et de jeunes amenés à devenir formateurs, eux aussi à l'école nationale du Pin, section attelage. Une semaine doublement formatrice. « A l'école, on essaie de donner une nouvelle orientation vers le cheval utilitaire, avec le certificat de spécialisation utilisateur d'animaux attelés », explique Marion Lhote, déléguée nationale « chevaux de trait » à l'IFCE (ex-Haras nationaux). « Cela recoupe énormément de domaines : l'agriculture, avec par exemple l'entretien des vignes ou le maraîchage ; le transport (de biens ou de personnes) et l'entretien. » Exemple au haras du Pin, où les manèges sont hersés avec les chevaux. En France, l'usage du cheval « territorial » se développe. Aujourd'hui plus d'une centaine de collectivités utilisent des chevaux : à Argentan, pour les visites touristiques de la ville, ou le ramassage des tailles d'espaces verts. Ou, tout près dans le Calvados, à Saint-Phierre-sur-Dives, pour l'hippobus. Et en 2012, une quarantaine de chevaux (postiers bretons, cobs normands et percherons) feront la navette pour les touristes au Mont Saint-Michel. Isabelle BOIS. Ouest-France |
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9/02/2011 Pays Ruffécois Les Traits charentais se réorganisent pour le futur en Pays Ruffécois Le cheval de trait s'est retrouvé de nombreux amis. Sa puissance de traction et l'attrait de son utilisation sur des exploitations viticoles et maraîchères ouvrent de nouvelles perspectives. Les Traits charentais se mobilisent pour relancer l'élevage de ce bel animal. Des réunions avaient été bien préparées d'où trois assemblées générales qui se sont déroulées à la suite sans encombres samedi à Villognon. Les statuts du syndicat d'éleveurs et utilisateurs ont été revus. Puis le conseil d'administration s'est dissous pour réduire à 15 le nombre de ses membres (1). «Un site pour travailler et transmettre le savoir des anciens» Soulignant la réussite du festival de Villognon, le président du syndicat, Édouard Levesques, a clamé: «Notre présence dans tout le département doit rester une priorité. Nous devons rester mobilisés pour nous protéger.» André Gerbaud a rappelé les activités. «Nous sommes présents entre autres dans les festivals, à la foire de Ruffec, auprès des écoles, dans les comices, aux concours de labours, à Orlut au modèle et allure, à la foire de Chabanais, à celle de Confolens et dans les fêtes avec nos calèches ou pour des démonstrations de travaux des champs.» Nicole Bonnefoy et Jérôme Lambert, se sont associés aux compliments du maire de Villognon, Claude Guitton qui assure qu'un festival est beaucoup mieux pour sa commune que la LGV. Les adhérents ont demandé aux élus «un site pour travailler à la fois en entraînement et pour transmettre le savoir des anciens aux plus jeunes». René Thoret ajoute: «Avec un bâtiment pour stocker nos outils et charrettes, car il ne faut pas perdre ce patrimoine.» Des prospections ont été lancées. «Plusieurs lieux répartis sur la Charente, ce serait mieux», convient Francis Flaud. René Thoret voulait la mise en place d'un carnet de travail par animal. C'est fait! Les adhérents qui le souhaitent peuvent retirer ce carnet qui permet d'attester la participation d'un animal à des concours et activités. Marie-Françoise Morenvillez, formatrice au CFPPA de L'Oisellerie à La Couronne, a indiqué être de plus en plus sollicitée par des gens qui souhaitent travailler avec des chevaux: «Il faudra que l'on réfléchisse ensemble pour déterminer comment les former et leur faire intégrer le cheval de trait sur leur exploitation.» L'association qui porte le festival de Villognon a été mise en sommeil en attendant le prochain rendez-vous. Des élections à son conseil d'administration ont eu lieu (2) afin d'assurer la veille. (1) Élus: Stéphane Bernard, Aimé Bombard, Pierre Ditlecadet, Jacky Ducourtieux, Hubert Fourgeaud, Hubert Gazengel, André Gerbaud, Édouard Levesque, Jonathan, Michel et Sébastien Marciquet, Christian Nawrocki, Dominique Pougeard, Jean-Philippe Rama et Catherine Vezzozi. Patrice Bagilet a été élu membre stagiaire. (2) Élus: Stéphane Bernard, Aimé Bombard, Claude Caillaud, Dany Charpentier, Pierre Ditlecadet, Francis Flaud, Jacques Léau, Jonathan et Sébastien Marciquet, Dominique Pougeard, Jean-Philippe Rama, Franck Thorin, et Catherine Vezzozi. |
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9/02/ 2011 Par Anne Gresser Nérac
Un périple en famille qui sent bon la lavande Une famille est partie en octobre des Corbières pour un voyage en roulotte. Arpège et Histoire sont encore tout fumants de l'effort qu'ils ont fait pour gravir la côte de Xaintrailles. Pourtant, des pentes, ces chevaux de trait breton en ont vu d'autres. « dans une roulotte entièrement conçue par Jimmy, « pour qu'elle soit la plus légère possible ». Mais la tôle, l'isolation en laine de mouton et bois de peuplier et les panneaux photovoltaïques « qu'on a démontés de notre exploitation pour les installer sur la roulotte » sont parfois bien pesants pour les deux animaux. À la rencontre des gens Qu'importe. Hier, devant les enfants de l'école de Xaintrailles, les galères de ce premier voyage presque improvisé se sont transformées en expérience pour les années à venir. Car des voyages de la sorte, pour ce couple venant de l'Aude, il y en aura d'autres. « La traction, les chevaux, c'est notre passion », raconte Marie. Pendant la saison touristique, d'ailleurs, elle travaille dans une manade à Narbonne, en plus de son exploitation de lavande et de lavandin. Depuis le mois d'octobre, s'ils ont profité de la route pour aller voir des cousins (comme à Xaintrailles) et des amis, ils sont surtout allés à la rencontre des gens. « Nous avons croisé beaucoup de passionnés de traits, comme nous ; j'ai beaucoup appris. Et surtout, nous nous sommes fait de nouveaux amis que nous irons revoir l'an prochain… » Cette expérience au rythme des chevaux ? « On adore », s'enthousiasme Marie. Chaque étape était longue d'une quinzaine à une vingtaine de kilomètres, « surtout pour Siloé ». Bien sûr, cette année, la petite famille est partie avec un minimum de préparation. « On savait qu'il nous fallait environ 100 litres d'eau par jour, nous avons l'électricité dans la roulotte grâce aux panneaux photovoltaïques », détaille Jimmy. Et si pour l'intendance tout était prévu, « souvent, quand on rencontrait du monde, ils nous offraient le gîte et le couvert », souligne Marie. Deux poules L'an prochain, ils feront plus de marché, visiteront plus d'écoles… « Celle de Xaintrailles est la seconde où l'on s'arrête, mais on aimerait le faire plus souvent, car à chaque fois qu'on passe dans un village, on voit les petites têtes qui se dressent jusqu'à la fenêtre pour nous regarder », s'amuse la jeune femme. Qui ne se lasse pas d'étonner encore les enfants, en les encourageant à se pencher sous la roulotte pour découvrir… deux poules, Juliette et Roussette, cette dernière leur fournissant des œufs avec une régularité de métronome. Aujourd'hui, habitués et curieux peuvent rencontrer Marie, Jimmy et Siloé sur le marché de Lavardac et découvrir leurs produits dérivés de lavande et lavandin, entièrement bio. Pour l'an prochain, Marie aimerait dégoter un alambic, histoire de faire quelques démonstrations. La famille reste dans le département jusqu'à samedi. Sa prochaine étape l'emmènera du côté de Sainte-Maure-de-Peyriac pour une révision obligatoire : celle des fers d'Arpège et Histoire. Après, retour tranquille vers les Corbières. Il faut être là pour le printemps et le début du travail dans les champs de lavande. Nérac · Xaintrailles · Lot-et-Garonne |
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08/02/2011 L'écologie offre une seconde chance au percheron Vous croyez voir un bête cheval de trait ? Bien plus que cela ! Développement durable et écologie marquent le renouveau de la race. En 2011, L'Orne accueillera le Mondial du percheron. Il n'y a pas que la dentelle d'Alençon qui renaît dans l'Orne : le cheval percheron, en voie de disparition, connaît aujourd'hui une seconde jeunesse. La mécanisation a failli avoir sa peau. Certains avaient donné ce gros balourd d'une tonne pour mort. Condamné, inutile. Aujourd'hui, c'est le ras-le-bol du tout mécanique et la saturation du tout polluant qui lui redonne une chance. Production de lait de jument, culture des vignes, débardage, transports écolo dans les agglomérations : le percheron a le vent en poupe. Une aubaine pour l'Orne qui va accueillir le Mondial du percheron au Haras du Pin. Et la boîte à idées est loin d'être complète. Un exemple : pour la première fois, depuis des années, la société des courses du Pin a organisé en 2010 une épreuve de course de percherons sur l'hippodrome. L'idée a fait tousser quelques éleveurs de purs sangs qui ne voyaient pas forcément d'un bon oeil ces mastodontes chevauchés par des jockeys en casaque. Mais « c'est l'épreuve qui a remporté le plus gros succès sur l'hippodrome », confie Xavier Mussat, président de Haras du Pin Tourisme. L'initiative sera renouvelée en 2011. Les courses de Percheron existent déjà au Japon, sur l'île d'Hokkaïdo, appelées courses « Ban-ei ». Les chevaux y tirent des traîneaux d'une demi-tonne à une tonne sur une piste dotée de deux obstacles en forme de collines artificielles. |
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04/02/2011 La tradition tient les rênes
Le cheval de trait est de retour dans les vignes de Rouillac.
Par Sophie Neupert - Pessac Dès que le sol est moins gelé, Pérec, doux mais imposant cheval de trait breton de 8 ans et son maître Jean-Claude, travaillent dans les vignes du château de Rouillac à un rythme soutenu, 1 ha en 8 heures pour des allées d'un mètre soit environ 10 000 pieds de vignes (les nouveaux rangs sont plantés en 1,50 m pour plus de qualité). Depuis cette année, les parcelles bénéficieront de ce labour en surface visant à aérer et à décompacter ce sol aussi bien en terroir sableux pour les blancs que sur les croupes de graves pour les rouges. C'est à l'aide d'un vieil outil baptisé « canadienne » que Jean-Claude obtient le meilleur résultat : « La cadence régulière du pas de Pérec permet de creuser des sillons de labour doux de 7 cm de profondeur pour qu'ensuite les racines s'ancrent plus loin au lieu de rester en surface et nourrissent mieux la vigne. En même temps, je ramasse le bois mort aussi. » Contrairement au tracteur, ici il n'y a ni nuisance sonore, ni pollution, pas de problème mécanique ou de cuve de fuel à approvisionner, juste besoin de foin et une écurie comme pour les autres chevaux de la propriété viticole. De soins aussi comme de câlins car Pérec aime bien être complimenter pour la qualité du travail accompli. Pendant ce temps, sur d'autres parcelles, les ouvriers viticoles s'affairent à tailler et tondre les bois. Avec ce cheval de trait dans les vignes, l'image d'Épinal n'est pas loin, un retour de cinquante ans en arrière ou presque. |
Dernière mise à jour : dimanche 04 septembre 2011